bdsm control AURORAWEBLOG

                                            Photo © Reinhard Otto

 

Il y avait très longtemps que je n’avais pas réclamé mon masque, que je vivais tout cela au gré de l’instant, les yeux fermés ou ouverts selon le feeling qui me guidait.

Mais là, c’était impératif. Il me fallait cette plongée en moi-même et il me la fallait dès le début.

Un peu comme si je voulais aller voir là-bas si j’y étais. Et j’y étais.

C’est le genre de choses qui marche à tous les coups.

Quant à savoir se qui déclenche cette typologie particulière de la réaction dans le désir, je m’y casserais les dents à essayer de l’analyser.

 

Je sais que ne pas voir, c’est aussi ne pas Te voir mais c’est sentir, tellement sentir….

Une diffusion programmée de chaque petite pépite de sensations qui éclatent, s’ouvrent, s’éparpillent.

Bulles d’air.

Peut-être avais-je simplement besoin de respirer, de me laisser aller out of my control.

 

Je T’entends, ne Te fais pas de souci, je T’entends, je Te respire dans ces moments-là, cela ne pourrait pas être un autre même si je ne vois rien, c’est bien Toi qui es là et pas un autre imaginaire.

Je Te le dis parce que Tu m’as posé la question mais je pense que c’était pour me faire peur, me donner ce frisson de l’angoisse.

Oui, bien sûr, ailleurs qu’en huit-clos, je me mettrais ainsi totalement à Ta merci et si Tu le voulais, ce pourrait être un autre.

Mais je doute que Tu le veuilles vraiment ou alors dans des limites plus que restreintes.

 

Poisson d’O. Je suis allée me réfugier dans mes branchies et retrouver ce souffle qui me faisait tant défaut. Me détendre pour mieux me tendre, m’ouvrir ensuite, m’offrir ouverte.

Me donner aussi à moi-même la permission d’être cela, de gémir comme cela, d’appeler, de bramer comme cela.

 

Parfois, au-delà de Ton accord, j’ai aussi besoin du mien.

 

 

 

 

 

 

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