Photo Guido Giotta

 

Aujourd’hui, dans son estival cahier, sous le titre « Un doigt de plaisir » (non, je ne vous les commente pas tous, seulement ceux qui m’inspirent !), Libé dit « Pouce » et opposant allègrement Freud et Krafft-Ebing, psychanalyse à donf pour évoquer cette activité érotique non génitale, « sucer son pouce » que certains adultes n’ont pas encore abandonnée arrivés à « maturité ».

 

Je suce le pouce ou n’importe quel autre doigt, plusieurs mêmes. Mais pas les miens. Ceux de l’homme que j’aime.

Et j’y vois une pratique BDSM (comme quoi, c’est vraiment uniquement personnel l’étendue de ces choses-là et la check-list reconnue de tous n’est alors qu’un bien triste squelette) parce que cela ne m’était jamais venu à l’esprit avant, « en mon autre vie », parce que c’est une forme d’intimité extrême pour moi, un signe d’allégeance, l’acceptation d’un envahissement plus étrange encore que le pur sexuel.

Parce que, et on en revient aux odeurs, à travers Ses doigts, c’est toute une somme de la personnalité et du quotidien de l’Autre que j’engloutis ainsi : objets qu’Il a touché, tabac qu’Il a fumé, fruit qu’Il a épluché…

 

Par Tes doigts, c’est tout Toi et non seulement Ton sexe que je laisse venir en moi, c’est toute à Toi que je me dédie ainsi…