Image : Gina Snag's Collector

 

Il m’a été fort aimablement adressé par mail quelques extraits d’un débat publié je ne sais où qui avait de quoi m’interpeller, pensait-on.

En fait, le sujet était classique en soi puisque il s’agissait de la différence entre dominateur et maître.

Si tant est que cette question ait un quelconque intérêt (j’aurais tendance à penser personnellement qu’elle a tant été évoquée et partout qu’elle en devient de la sodomie de diptères), il me semble que le dominateur est quelqu’un qui est tombé dans la marmite de la domination pour ce qui touche à sa vie sexuelle et que le maître est un dominateur sensible au code et qui veut donc être appelé ainsi, s’autoproclamant généralement.

Ou bien, et je préfère -cela n’étonnera personne- cette version, que le maître est un dominateur auquel sa soumise a fait l’honneur de le nommer ainsi.

Et pour les gens qui aborderaient de l’extérieur ce bien curieux monde de mots et ne comprendraient rien à ce qui en découle, on ne saurait que trop recommander un ouvrage sérieux, tel « Sexe et pouvoir, enquête sur le sadomasochisme » de Véronique Poutrain paru chez Belin en 2003.

 

Mais la personne qui posait la question (une femme) donnait aussi sa propre interprétation, la livrant à la réflexion d’autrui.

Si j’ai bien saisi, le dominateur serait celui qui domine cérébralement et physiquement sa soumise mais qui n’a pas de relations sexuelles avec elle. Il est par exemple marié ou lié et désire rester fidèle à sa compagne officielle (là, il y aurait vraiment beaucoup à débattre mais ce serait sur la notion de fidélité).

Et le maître serait donc, en toute logique additionnelle, celui qui domine cérébralement, physiquement et qui a aussi des relations sexuelles avec sa soumise.

 

Alors, bien sûr, il y a eu débat.

La seule contribution qui me serait venue à l’esprit, histoire de faire un peu de « valeur ajoutée » dans le lot aurait été « Quelle est, dans ces conditions, la différence entre la soumise d’un dominateur et celle d’un maître ? »

 

Réfléchissez bien.

Rires.