F COMME FANS ( LE LOU - BAR )...

Récit de nos vacances…

Balade amoureuse, tendre et attendrie, BDSM aussi…

M. et moi sommes « fans », c’est à dire bon public, enthousiastes de tout mais surtout de ce que nous aimons.

Alors, nous avons profité de ces quelques jours pour prendre l’air parisien et de façon annexe celui des Tropiques et celui de notre « petit monde » aussi.

Je m’explique…

 

Le but premier était le Grand Palais pour l’expo Gauguin : « l’Atelier des Tropiques ». Un pur bijou, ne serait-ce que pour les portes en bois de tilleul sculptées de ce qui fut sa dernière maison, nommée avec fière provocation « la maison du jouir » et ses exhortations : « Soyez amoureuses, vous serez heureuses » et « Soyez mystérieuses » cette dernière ayant servi de devise aux débuts du cubisme…

 

Pour cette phrase aussi dans une lettre à Daniel de Monfreid, écrite par Gauguin un an avant sa mort : «  Vous connaissez depuis longtemps ce que j’ai voulu établir : le droit de tout oser ».

Et pour l’immense tableau-testament : «  D’où venons-nous?Que sommes-nous? Où allons-nous ? »

 

Allez, nous sommes fans et nous vous conseillons d’y courir !

 

 

Un  détour au Luxembourg pour faire un clin d’œil à Botticelli que nous connaissions tous deux, mais que nous n’avions jamais « rencontré » ensemble… Là aussi, nous sommes fans mais nous avons un peu regretté l’absence de « la Naissance de Vénus » et de « L’Allégorie du Printemps » demeurées aux Offices ( florentins)…

Mais rien que pour les cercles de l’Enfer Dantesque et du Purgatoire ou pour l’évocation du Bûcher de Savonarole…la visite reste un passage imposé !

 

Fans du nouveau club SM qui vient de s’ouvrir…

Mais oui !

Paris, c’est aussi cela. Il faut dire que depuis la fermeture du Bar Bar, il ne demeurait qu’un lieu BDSM à Paris et ça fait tout de suite triste ou hégémonique, ce qui serait pire encore !

 

Alors, longue vie à ce nouvel endroit feutré où l’on vous accueille si chaleureusement, dans un décor de boudoir intime, propice à toutes les messes.

 

Certains se demanderont en quoi je peux bien apprécier un « club » BDSM, en quoi j’ai besoin de cela…

Je vous ai expliqué autrefois que le « donjon » est par excellence le lieu de toutes les « rêveries » BDSM…

A défaut d’avoir le sien, le « club » permet parfois de théâtraliser « intensément » pendant un court moment la relation…

Il ne s’agit pas, vous vous en doutez bien, d’une boîte de nuit pour danser…

Là, on peut aussi faire la connaissance d’autres adeptes, de ceux qui précisément ne viennent pas fatalement des virtualités webiennes… C’est donc souvent l’occasion de rencontrer des couples qui sont arrivés au même endroit que nous par des chemins différents, et parfois de la façon la plus classique qui soit : c’est à dire au départ d’un couple tout à fait «  vanille » qui ensuite a peu à peu évolué vers le BDSM…

L’expérience que tout le monde aurait voulu vivre ainsi par « glissements progressifs du plaisir » ( pour rendre hommage à Alain Robbe-Grillet) et non par détours hasardeux sur les chats.

 

Puisque nous sommes devenus, malgré le chat ( tiens, c’est bien le coup de le dire !) nous aussi un couple, c’est vers ces gens-là que nous aimons aujourd’hui nous tourner et regarder, avec lesquels nous aimons parler…

On les rencontre, ces « authentiques », dans les clubs…

 

Et puis, et puis ne vous en déplaise, pour ce petit moment d’exhibition qui confine à l’extase…un plaisir qui ne dit ni sa couleur, ni sa douleur mais qui m’approche toujours des « exquis maux »…un ressenti tout à fait « à part », un moment où, dans la nuit de Halloween, je me suis moi aussi envolée au-dessus des toits, grâce à l’endroit, grâce aux situations mais surtout grâce à Toi !

 

Que le « Lou-Bar » grandisse sereinement et nous apporte encore et encore des moments aussi intenses dans ses recoins magiques…

 

Petite poudre de perlimpinpin supplémentaire mais qui n’est pas pour nous la moindre : cet endroit-là, tout nouveau, tout beau est le seul que nous n’aurons jamais fréquenté qu’ensemble, un territoire vierge pour y sacraliser encore mieux NOS amours à nous, sans autre souvenir, sans aucune des ombres de nos passés pas simples….

 

Nous sommes déjà fans du lieu, de ceux qui le fréquentent et de toute l’équipe qui le tient…

 

 

 

PAUL GAUGUIN : D' OU VENONS-NOUS ? QUE SOMMES-NOUS ? OU ALLONS-NOUS ?