Photo Ottavio

 

Donne-moi de l’air quand j’en manque

Qu’il fait décidément trop chaud

Quand je suis enfermée dolente

Que me pèsent même les mots.

Donne-moi de l’air quand je souffre

Au bord simple de l’asphyxie

Quand je me sens devant un gouffre

Et que de plus descend la nuit.

 

J’aime le feu doux des brûlures

J’aime le torride d’un lit

Je déteste ce qui torture

Le répété à l’infini

Je hais le couteau dans la plaie

Et sa morsure envenimée.

 

Donne-moi de l’air quand j’en manque

Donne-moi de l’air quand j’étouffe

Redonne-moi vie, verbe et langue

Redonne-moi un peu de souffle.