Voici que je constate une fois de plus que j’ai un train, un paquebot, un avion de retard.

 

J’en suis encore à parler du « Milieu » BDSM ?

Peuchère ! Je suis complètement décalée.

Le BDSM est parvenu dans mon dos - tandis que je me préoccupais encore de qui sait quoi d’autre - à réussir la quadrature du cercle que le récent référendum semblait avoir rendue définitivement caduque : aller vers la mondialisation tout en conservant son modèle parisien.

 

Je prends en effet connaissance hier d’un flyer indiquant que dans les prochains jours un Maître à Puissance Etoffée organise une soirée qui se propose de réunir « l’ ensemble du monde BDSM chic parisien ».

Le dress-code doit être d’ « exception », l’ « élégance et le raffinement indispensables », la réservation est en outre « préconisée ».

Uuuuh ! Foin de Raffarinades… On sent déjà pointer là le langage « classe » DeVillepintien !

 

Qui a dit que la France avait perdu son prestige dans le monde depuis dimanche soir ?

 

Meuh non ! Paris sera toujours Paris ! Et le chic parisien aussi…

 

Je regrette de n’être pas libre ce soir-là.

J’eus bien fait une entrée en « Marianne » au bras de M. habillé pour la circonstance en « plombier polonais »…

 

Quant à savoir si l’on nous eut acceptés ainsi, c’est une autre question.

Couple d’exception ( culturelle) certes mais peut-être pas assez raffinés pour l’événement ?

Je soupçonne « l’ensemble du monde BDSM chic parisien » d’être une toute nouvelle émanation séparatiste du « Milieu-Canal Historique » voulant évincer celui-ci sur la Grande Scène du Paraître…