Photo Lunalin

 

« Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur. »

 

Eddy Marnay - Les moulins de mon cœur -

 

Une femme, tout comme un homme, c’est plein d’angles. Tous les angles que nomme la géométrie sont en nous.

Mais, en plus, nous sommes faites de courbes. La femme est donc plus ronde que l’homme.

Plus arrondie, plus propice à envelopper ses angles.

Et j’aime la rondeur. Même en mathématique, l’arrondi est la forme de calcul la plus favorable…

 

Cela vient très probablement du fait que nous avons la possibilité génétique d’être mères. Que nous fassions ou non ce choix, que nous puissions ou non ensuite le réaliser, il n’empêche qu’il existait en nous à l’état de probabilité.

D’où une autre vision du temps, d’où une autre vision du monde. Rondes. Le temps comme le cadran de la montre, le monde comme la mappemonde. Deux choses qui ne s’arrêtent jamais, quoi qu’il arrive, de tourner.

 

Le mot « soumise », je l’ai souvent écrit, n’est pour moi qu’un mot comme un autre et si je l’emploie malgré tout me concernant pour symboliquement laisser une trace compréhensible par tous ici, c’est à cause de l’analogie sonore que j’y entends avec « cerise ».

Une cerise aussi c’est tout rond.

 

Physiquement, je suis une anguleuse qui s’est arrondie un peu en devenant mère tardivement.

Moralement, je suis une angulaire arrondie aussi au fil du passage des ans.

 

Soumise par choix ( et non dans tous mes choix ) comme un chat lové en rond qui dort dans le plaisir de ronronner tranquille, une cerise mûre pleine de sucs sucrés.

 

Et soumise à un seul parce que n’en aimant qu’un.