Photo Jaeda de Walt

 

Parce qu’il a quelque chose de Marlon dans « L’équipée sauvage », parce qu’il la serre fort, parce qu’elle est en extase, que je lui imagine des poignets menottés, que j’aime ce qu’on lit sur leurs visages…

 

Il est venu à pas de loup, il a cette soif de l’étreindre, il est comme un chien un peu fou, sa main qui tient n’est pas à craindre.

Sa nuque fragile repose sur ce matelas de doigts chauds, elle s’abandonne, il dispose, elle a les yeux à peine clos.

Mais son sourire est indicible de se sentir les mains liées et de se savoir une cible de choix et une proie rêvée…

C’est sur son buste que ses lèvres, douces autant que ses mains sont fièvre, dans un instant vont se poser, en une fleur, en un baiser…

 

Elle, c’est moi quand Tu m’embrasses, jamais comme on s’y attendrait, baiser qui crée, baiser de grâce, baiser de suzerain aimé.

Elle, c’est moi quand je m’envole, que je suis soudain délestée d’un poids trop lourd sur mes épaules et rendue à ma vérité…