J’avais décidé de m’abstenir de faire cette note.

Et puis…

Depuis quelques jours, je suis prise d’une très douce nostalgie.

Elle a commencé par la lecture du billet « Dilution » chez Laurent Gloaguen :

http://embruns.net/blogosphere/002151.html

Je préciserai que si je ne rejoins pas son point de vue (pour moi, le blog n’est pas mort au sens où il l’entend), il me semble néanmoins pertinent dans l’analyse faite des changements ou même du seul changement majeur (l’arrivée de Loic Le Meur dans le blogomonde) depuis 2003.

 

Ma nostalgie s’est poursuivie à la lecture du SVM hors-série « Le guide du weblog » où Loic Le Meur est ainsi décrit page 12 :

« …il fonde un service de création de blogs, Ublog. Peu après, il revend sa société à l’éditeur américain Six Apart ».

Or, Loic Le Meur n’a jamais « fondé » U-blog. Il suffit de se rendre sur cette page du site de Stéphane Le Solliec, le « vrai » créateur d’Ublog

http://www.metacites.net/

pour y lire sur ce qui figure en forme de C.V. parmi ses réalisations du passé :

« U-blog : Système de gestion et hébergement de weblogs en français, dont j’ai commencé le développement en novembre 2002. J’ai ensuite revendu cette plateforme en septembre 2003. »

 

Je ne veux pas revenir une énième fois sur ce que je pense de Loic Le Meur et de l’attitude qu’il a eue avec les U-blogueurs. Il y a un sommaire ici dans la colonne de droite et toutes mes notes de mars et de juillet 2004 concernant ceci sont consultables.

Mon avis sur le personnage en soi n’a aucun intérêt et d’ailleurs il suffit de lire les commentaires à sa note «  Le blog de Laurent Fabius » : http://www.loiclemeur.com/france/2005/04/le_site_de_laur.html

pour voir que je ne suis pas la plus sévère à son égard.

 

Je tiens avec acharnement en revanche à ce qu’il ne se prévale pas de la création de u-blog.

Côté blog, Loic Le Meur, aujourd’hui le nom le plus connu de la Blogosphère, n’a jamais rien créé du tout, c’est une vérité qu’il faut savoir. Et cela permet de relativiser beaucoup de choses mais aussi d’être amer, comme on peut l’être devant les manipulateurs de cartes à la sortie des métros.

Un exemple : Grapheus-Tis lui-même, pourtant bien informé, nomme dans cette note

http://grapheus.hautetfort.com/archive/2005/04/01/

ce_ne_sera_pas_pour_aujourd_hu.html

Loic Le Meur « l’homme de U-blog » !!!

 

En novembre 2002, j’ai fait partie des 30 premiers à venir créer un blog chez Stéphane Le Solliec, sur ce qui s’appelait alors Metablog avant de devenir u-blog.

Il y avait un blog d’essai pour patouiller qui portait le joli nom de « bac à sable ».

Le même jour, j’étais allée aussi m’inscrire chez Joueb mais devant mon incapacité à publier une note chez eux et la facilité du bac à sable, il n’y eut pas photo.

Chaque jour, Stéphane se creusait la tête pour améliorer l’outil, chaque jour nous bloguions. En tout petit comité, presque à l’aveuglette, sans savoir ce qui en sortirait.

Mais quel enthousiasme ! Le début d’une aventure… Qui connaissait chaque semaine de nouvelles étapes techniques.

Quasiment une histoire de Shadoks.

Et autour de moi, dans mon environnement familial, professionnel, personne ne connaissait encore le sens du mot « blog » .

 

Il ne reste rien de mon premier blog. Je l’ai détruit pour un second que j’ai lui même laissé tomber pour la version « one » d’ AURORA.

Mais le fait d’avoir fait partie des trente, puis des cent, puis des mille etc etc. fait que je sens mes racines de blogueuse ici, que j’y reste et que je garde, en dépit de tout, un fort sentiment de communauté U-blog. J’aime cette solution d’hébergement, je suis attachée à tous ses passants et passantes…

 

Et je crois encore à son avenir comme je crois à l’avenir du blog en général, non seulement du blog à visée politique, entreprenariale etc. mais aussi, mais surtout du blog perso, la plus belle manière d’avoir un filet de voix dans le vaste firmament de la Toile.

 

U-blog, u-blog…

Même si des trente premiers, je crois bien être aujourd’hui la seule à être encore là, il n’empêche…

Il faut des momies pour témoigner de l’Antiquité, non ?

 

C’est cela ma très douce nostalgie…