E COMME EVANESCENTE (2) ...

Le tout premier texte que publia « ailleurs » cette Evanescente que je fus. Il est bien antérieur à ma rencontre avec M., ce qui peut en expliquer le ton oscillant entre l’amertume (d’une situation présente) et l’espoir (d’une situation à venir.)

 

Quoi qu’il en soit, c’est vous que je laisse seuls juges.

 

Oui, se soumettre, c’est aimer…Oh ! bien sûr, ça n’apparaît pas comme ça, d’un coup de baguette magique….

Tout d’abord, il faut le trajet parfois très long du passage à l’acte : se penser soumise et puis le devenir ,cela peut prendre des années…Et il faut encore ensuite rencontrer quelqu’un !

C’est là que tout se joue….Beaucoup d’égoïsme d’abord…aller à la découverte de soi…Sous le masque, sous le bandeau, il y a le silence, le grand silence du monde noir tant attendu, tant espéré…

Ensuite, le chemin se fait, petit à petit, le corps souffre, le corps s’ouvre, le corps subit, le corps jouit et l’âme aussi,  jusqu’à réaliser un jour que rien ne s’est fait seul, que , comme dans la chanson de Jonasz, « quelqu’un a ouvert les écluses » et pour celui-la alors, viennent la gratitude, la confiance, le respect….Jusqu’à réaliser que non, cela ne s’appelle pas autrement que l’amour…

Le don de la soumise est multiple, total, inaliénable, infini…

Hélas, parmi ceux qui se veulent « maîtres », bien nombreux sont ceux qui ne sont pas à la hauteur de ce cadeau. Ils ne savent ni le pressentir, ni le voir et même si parfois , ils le « soupçonnent », ils ne savent qu’en faire et le passent allègrement par-dessus leur épaule, se privant par là-même du petit miracle dont ils furent l’artisan.

C’est aussi pour cela que la D/s s’accommode si mal des trahisons, des duperies, des mensonges et des tromperies comme peuvent pourtant le faire les unions dites « classiques ».

Si le BDSM est un jeu, il ne le reste pas très longtemps, au moins pour l’un des deux…