PHOTO ERIK KROLL

 

C’est le plus beau cadeau que je puisse Te faire.

Pince en plastique, pince en métal , pince en bois,

Pince d’acier, pince art-déco qui broie mes chairs

Mon insupportable et ma douleur limite à moi…

 

 

Tu places lentement les pinces,

Avec application, dirais-je…

J’ai l’impression que mon cœur grince

Et que mon sang devient de neige.

 

Je sais très bien que Tu m’observes

Et ce que Tu attends de moi :

Que je franchisse mes réserves

Un peu plus que les autres fois…

 

Lutte du corps et de l' esprit,

Gagner seconde après seconde

Ce qui me semble un infini :

Une minute dans sa ronde…

 

Contre une autre minute, fort, 

Me battre pied à pied,

Concentrer mon effort.

Supporter, supporter...

 

Marques de la morsure,

Foudre de la brûlure

Et ne pas gémir,

Surtout ne rien dire.

 

Attendre, attendre encore

Que du feu naisse l’or

Qui me fera monter plus haut,

Me perdre dans mon azur clos.

 

Lorsque la peau calmée

Devient par la magie

Endorphique endiablée

Le plaisir d’être ici

 

Et là-bas et ailleurs,

Flottante dans l’espace…

Sensation de bonheur

Transformation extase

 

Et immense fierté

(Pourquoi ne pas le dire ?)

A Toi seul dédiée

D’avoir vaincu mon pire,

 

De m’être dépassée

Pour notre amour, sa loi... 

Qui oserait nier

Que j’en pince pour Toi ?