M COMME METAPHORE 2 ( LE LANGAGE DES MAUX ) ...

 


J’ai mal à la tête, j’ai mal au dos : ça me prend la tête, j’en ai plein le dos.

Il n’avait pas tort, le père Lacan quand il disait « ça parle où ça fait mal ».

Jacques Salomé ne fait que mettre ces mots sur les maux à la portée de tous dans une langue lisible aujourd’hui.

 

Mais les maux des mots sont parfois terribles. Si on parle volontiers de la pollution urbaine, on est encore très loin d’avoir ce même regard sur la pollution intime, personnelle. La pollution sociale et familiale, les pressions ( cause de dépression), les chantages ( cause de désenchantement), le harcèlement ( cause de morcellement).

Pourtant ce sont parfois aussi bien l’une que l’autre qui nous empêchent de respirer ou qui nous couvrent de boutons…

La société est devenue aujourd’hui bien malsaine pour l’individu.

 

En amour existent aussi bien des maux : par manque ou par surplus de mots. A cause des non-dits, à cause des trop-dits…

A cause des trop-pleins qui font qu’un jour on se sent vide, vidée…

 

En face de cela, j’ai posé comme une barrière, comme une indispensable protection, comme une défense invincible, mon désir d’autres maux, de maux d’amour, de mots d’amour, écrits à l’encre ou à la cire, en lignes rouges sur ma peau.

 

Et la douleur revendiquée et le plaisir que j’en retire sont devenus alors le meilleur pare-feu contre la souffrance.

La souffrance, la vraie, qui parle en maux dans ou sur le corps quand elle ne trouve pas les mots pour se dire.