M COMME METAPHORE 3 ( LE LANGAGE DES IMAGES ) ...

 

L’image plus encore que les mots se doit d’être une métaphore.

A quoi bon montrer le cru, le laid, l’exagéré, le violent ?

 

 

Ces images existent pourtant. Elles trouvent leur public, en nombre, même si cela est lamentable.

La pornographie BDSM peut être vraiment horrible. Elle a pourtant ses amateurs qui ne s’interrogent même pas sur son origine.

Il est pourtant des pays à l’est de l’est où une poignée de dollars posés sur une table représente encore aujourd’hui plusieurs années de salaire. Qu’on ne s’étonne pas de trouver des modèles prêts à poser pour n’importe quoi, fussent des images proches de la barbarie. Et qui n’ont rien à voir, strictement aucun rapport, avec le BDSM, sexualité qui se vit sur le mode du « Safe sane and Consensual. On ne le répètera jamais assez.

 

 

Il conviendrait en revanche de se poser des questions sur ceux qui ne dégustent que ce type d’iconographie, qui passent des heures à collecter soigneusement ces photos sur des sites étrangers plus que payants afin de les republier ensuite dans leurs « best of » personnels, les galeries des adhérents de sites ou listes dont j’ai précédemment parlé…

Voir et vouloir donner à voir, cela dénote beaucoup de choses… Je ne ferai jamais d’angélisme quant à certains de nos dits « pratiquants »…

 

 

Je n’aime pas l’image qui ne parle pas, l’image qui me saute à la tête sans me raconter rien, l’image qui viole mes yeux.

J’aime celles qui donnent à inventer, à créer un univers autour d’elles. J’aime les mots qu’elles me suggèrent.

 

Regardez la photo ci-dessus. J’en ignore l’auteur. Il peut, s’il le désire, se faire connaître ici.

Chacun d’entre vous peut, à partir d’elle, se construire l’histoire d’une fessée.

Ceux qui la veulent très luxurieuse y mettront les mots qu’il faut. Ceux qui la désirent poétique auront aussi un lexique pour elle.

Quant aux vrais « fesseurs » et aux  vraies « fessées », ils reconnaîtront qu’elle exprime métaphoriquement tout le déroulement et le ressenti de ce qu’ils connaissent bien et pour eux, elle sera objet de souvenirs ou de rêveries… Sans avoir besoin d’autres commentaires. Sans heurter quiconque. Sans que l’on ait à s’interroger sur ses origines.

 

Art, esthétisme, métaphore…

La meilleure revanche de l’érotique contre le pornographique.