M COMME METAMORPHOSE (2) ...

 

C’est une lente métamorphose.

C’est un très long chemin.

Un escalier que l’on gravit marche après marche, sous le regard de l’autre, en suivant ce qu’il dit à voix haute ou d’un simple geste, d’un seul regard.

L’escalier est abrupt parce que c’est à genoux qu’on le monte.

C’est un choix. Que l’on fait parce qu’on sait qu’il est bon pour soi.

Parce qu’il apporte un plaisir paradoxal, celui de l’obéissance consentie, de la douleur aimée.

De la cage qui vous enferme pour s’ouvrir ensuite sur votre vie….

 

La métamorphose, c’est se vider de tout pour se remplir de soi, occulter les ondes qui vous parasitent pour n’entendre plus que le son de sa propre vérité, le bruit de ses propres pensées, délicieux chuchotis une fois franchi le vacarme des mots d’avant…

Mots qui inhibaient, mots qui abîmaient, mots qui confondaient…

La métamorphose, c’est accepter de grandir peu à peu tout en redevenant enfant, étrangement, enfant de part la soif de refaire, de reconstruire, de se reconstruire.

 

La métamorphose, c’est encore d’appartenir à l’Aimé symboliquement mais aussi dans la chair, pour que l’amour soit le moteur de nos actes et de nos pensées mais qu’il imprime également de vraies marques sur la peau, pour qu’il soit enfin lisible, visible…

 

Voir l’amour exister…La plus cérébrale des voluptés…