E COMME ENCYCLOPEDIE BDSM...

Il y a quelques jours, un certain « Diplo », passant sur ce blog m’a laissé en substance comme message :

«  Tu ne préfères pas un orgasme bien cool ? Ton mec il aimera cela aussi »

 

A plusieurs reprises aussi, Lysp s’est interrogé sur mon désir de tenir ce blog qui compte si peu de réponses écrites.

 

Alors, c’est quoi en fait, l’ « Encyclopédie BDSM d’Aurora » ?

 

A l’origine et soyons clairs, pour ceux qui étaient sur u-blog de mai à septembre, c’est une forme de troc.

Une encyclopédie contre un abécédaire.

Ailleurs et autrefois, sur un site non répertorié par aucune liste de weblogues, disons un site fantôme de weblogues, M., mon Amour tint un de ces journaux « Netiens »… Celui-ci fut annulé le 8 mai à la suite de nombreuses dissensions ( c’est peu dire) avec le webmaster de ce serveur qui nous valurent entre autres notre exclusion de son  site. Précisons cependant qu'il s'agissait d'un serveur BDSM et que nos problèmes de "censure" n'eurent rien à voir avec nos pratiques.

 

Le lendemain, le 9 mai, nous refîmes ici ce weblog sous le titre d’ AURORAOULEWEBLOGVOLE, avertissant par mail le webmaster en question et nous y racontâmes sous la forme d’un Abécédaire NOTRE version de notre étrange parcours sur son site. J’écris bien NOTRE tant il est vrai que chacun a sa lecture des choses…

C’est tellement vrai que sur le site de ce monsieur persistent encore aujourd’hui des textes relatifs à la vision que lui a de cette histoire.

 

Lorsque AURORAOULEWEBLOGVOLE commença à avoir une certaine notoriété (positive ou négative selon le point de vue que l’on adoptait), ce monsieur se réveilla brutalement pour demander l’inaccessibilité d’AURORAOULE…etc.

Il n’a pas en revanche effacé, lui, ni de son site ni du weblog de sa compagne les messages nous concernant.

 

D'AURORAOULEWEBLOGVOLE demeurent quelques archives que nous nous autorisons et que vous pouvez consulter par ce lien ou par celui "Nos archives" dans la colonne de droite...

 

Et puisqu’il fallait renaître de nos cendres, AURORAWEBLOG est né, je le disais sous la forme de cette « Encyclopédie BDSM », digne troc donc et clin d’oeil pour cet Abécédaire étouffé.

 

Cette encyclopédie n’en est bien sûr pas une, mais une suite de réflexions égrenées sur des mots qui font partie du lexique de base BDSM. Elles valent ce qu’elles valent mais auraient-elles un seul mérite, ce serait celui d’avoir été écrites sur mon clavier, d’être de moi et uniquement de moi et non de se présenter comme un travail original comme le font certains sites dits « encyclopédiques » où cinquante pour cent des entrées consistent en des repiquages de textes pris sur différentes listes BDSM dont on s’attribue la paternité sans citer ses sources. J’ai moi-même publié ici en plus de « l’Encyclopédie BDSM » quelques « Textes Fondateurs » : lorsque je l’ai pu j’ai donné le lien d’url, sinon, j’ai toujours précisé que ces écrits n’étaient pas de moi. D’autres qui publient en se qualifiant de « maîtres magiques » n’ont pas cette même honnêteté. Mais fermons cette parenthèse.

 

Mes textes de « L’encyclopédie BDSM » sont donc des réflexions personnelles, qui n’engagent que moi. Moi, Diplo, qui suis une pratiquante BDSM.

Voilà pourquoi votre histoire de « bon vieil orgasme » m’a fait sourire… Il fallait vraiment que vous ne fussiez passé qu’une fois ici par hasard pour ne pas l’avoir compris. Mon « mec » comme vous dites et moi ne sommes pas tout à fait semblables aux autres en ce qui concerne nos orientations sexuelles. Nous sommes et revendiquons ce fait d’être des gens sains de corps et d’esprit mais pratiquants SM.

M. l’était bien avant moi, puisqu’il a quelques années de plus, et je ne pense pas qu’il eut aimé avoir pour compagne une femme « vanille » comme on dit chez nous. Il en va de même pour moi. Mais vous avez raison au moins sur un point : nous nous aimons vraiment. Et le fait d’avoir une sexualité divergente (SM, Gay, Lesb …) n’y change rien : l’amour est toujours l’amour et, pour faire bon poids, un orgasme est toujours un orgasme, quelle que soit la manière par laquelle on l’obtient, si ce n’est que la « richesse BDSM »   tient peut-être dans le fait de procurer, en plus de ceux physiques, des orgasmes cérébraux à ceux qui « jouent »…

Les sexualités « divergentes » fonctionnent avant tout avec une charge de symbolique énorme « qui fait leur charme et leur richesse » comme l’écrivait Backdoor, qui sait de quoi il parle, ici même hier soir…

 

En fait, au départ, ce second blog, ici, sur ce site généraliste était peut-être cette gageure-là : faire, non du prosélytisme, mais connaître un peu notre façon de vivre à tous ceux qui avaient des idées reçues sur notre monde… Parce qu’au lieu d’être des « figures remarquables » de notre milieu, nous sommes des gens de la base, des pratiquants BDSM lambda. Et il faut lire cette « Encyclopédie BDSM » ainsi, de prime abord, comme le simple témoignage de notre vécu.

 

Que nous ayons des lecteurs, E-stat nous le montre. Qu’ils ne souhaitent pas nous répondre publiquement ici est normal, cher Lysp. Mais au moins ils auront lu et si nous avons modifié un tant soit peu la perception négative qu’ils pouvaient avoir du SM, alors, tous ces textes n’auront pas été vains. Et puis, en passant , un sourire à nos plus fidèles u-blogueurs: Aviva et le Klodd ...

 

De plus, sans le vouloir, sans le savoir, subrepticement est venu se greffer autre chose.

Il y a quelques jours, un blog (pardon d’avoir oublié qui) a posé la question « Pourquoi bloguez-vous ? »

Une réponse(celle de Miette si ma mémoire est bonne et mille excuses si elle m’a fait défaut) parlait de thérapie. Je ne partagerai pas ce mot mais il va cependant dans mon sens. Ecrire ici m’a permis de m’analyser : pourquoi ai-je choisi certains mots plutôt que d’autres ? etc…

Et surtout, j’ai fini une partie de mon chemin.

Je l’avais entamé autrefois sur le site du monsieur dont je parlais plus haut. C’est un chemin qui m’a amenée à oser me reconnaître dans mon masochisme, alors qu’autrefois dans les débats de ce fameux serveur, je récusais ce mot, fuyant tout ce qui y avait trait.

Petit à petit, ligne après ligne, dans cette sorte de journal intime un peu exhibitionniste, j’ai fini par me rencontrer dans ma totalité, par remettre ensemble les morceaux du puzzle et accepter le dessin de moi que j’y lis à la fin.

Pour moi non plus, ce blog, cette encyclopédie qui sont loin d’être terminés, ne sont donc pas vains.