D COMME DOULEUR ...

 

J’ai bien souvent déjà parlé de la douleur.

C’était sur AURORAOULEWEBLOGVOLE dont nous avons remis les archives que nous nous « autorisons »  en ligne . Vous pouvez retrouver ces textes et notamment « Le M de BDSM » en cliquant sur le lien « Nos Archives » dans la colonne de droite.

 

S’interroger sur la douleur, c’est déjà mettre les choses au point et marquer que ce mot n’est pas le synonyme de « souffrance » ou de « violence »… Lorsque quelqu’un « du dehors » doit donner une opinion sur le BDSM, celle-ci est souvent entièrement négative parce que notre monde est assimilé à la violence et à la souffrance.

 

Or, c’est de tout dont il est question sauf de cela précisément. La violence implique le non-consentement. La souffrance entraîne une connotation psychique.

Dans le BDSM, relation consentie par deux personnes, la douleur est en fin de compte une facette, certes pas la moindre, mais une facette seulement de nos pratiques.

 

Pour certains couples D/s tout le processus mental et sexuel tournera autour de jeux de rôles, pour d’autres autour d’humiliations verbales ou physiques, et ils trouveront leur plaisir en cela.

 

Pour d’autres, la douleur sera présente mais uniquement sous la forme d’une notion de « punition » dans le cadre d’un de ces fameux « contrats ».

 

Reste donc le cas de la douleur « magique », c’est à dire de la « douleur plaisir ».

J’ai mis très longtemps à me connaître, à m’accepter, à me comprendre… Le mot « masochiste » sans doute était le plus grand de mes épouvantails. Celui de soumise me semblait plus facile à porter.

Mais je ne peux supporter une quelconque humiliation. Mais si l’on me donne un ordre, je me rebiffe illico…

Soumise ? Pas tant qu’aco ! C’est ce que M. m’a toujours dit.

 

En revanche, j’ai du plaisir à ma douleur. A éprouver ma douleur (Charité bien ordonnée commençant par soi-même !). A apporter ma douleur comme une offrande amoureuse ensuite.

N’allez pas pour autant m’imaginer bleu-violet des pieds à la tête !

 

Toutes les douleurs ne font pas mon bonheur. J’aime le feu vif de la cire, la zébrure en vrille de la canne, l’impact du fouet.

J’aime la très douce douleur prolongée d’un bondage et là il s’agit plutôt de contrainte, de douleur passant par la pose, par la durée de la pose.

Mais autant je suis fascinée par les pinces, autant je les trouve esthétiques, autant je ne peux les supporter plus d’une minute…

 

Ceci-dit, je n’y renonce pas. J’essaierai encore. J’aimerais, un jour, pouvoir lui faire cadeau de cette douleur-la. A lui qui m’offre la mienne pour me donner du plaisir et qui, prenant plaisir de mon plaisir, aime forcément me procurer de la douleur.

 

Loin de la souffrance, loin de la violence.