M COMME MEDIATISES ( QUANT AUX REGLES DU BDSM 3 ) ...

Ce post tombe bien pour faire suite au précédent.

 

Voilà ! Les magazines féminins du mois d’août sont parus et nous y avons échappé : il n’y a pas eu d’article à sensation sur le BDSM …

C’est un soulagement d’être « passés de mode ».

Même « Marie-France » qui se fend d’un long article sur les fantasmes ne place les pratiques sado-maso que très loin derrière la barre des 10 %.

 

Reste la question que cela entraîne : qui sont alors ces utilisateurs pléthoriques des différentes listes et chats BDSM ? Deux possibilités : toujours les mêmes, inscrits partout et alors en effet, l’effectif est faible, soit ce sont les gens en général qui mentent lorsqu’on les sonde sur leurs fantasmes. Je n’ai, à dire la vérité, aucune opinion qui me permette de trancher cette question, étant par ailleurs déjà très difficilement arrivée aux chiffres « perso » que je citais hier.

 

Quoi qu’il en soit, le reflux de l’effet de mode a du bon pour nous, beaucoup de bon.

Il nous évite d’entendre toujours les mêmes voix, les mêmes témoignages qui finissaient par donner toujours la même image, fausse ou partielle, hélas, de ce qu’est une relation D/s.

 

Il y a en France, trois (quatre au grand maximum) couples SM ou BDSM très médiatisés.

Médiatisés parce qu’ils ont fait ( il faut oser le dire aussi) de leur mode de vie leur fond de commerce. Rien de gênant en cela. D’autres font bien pire.

 

Le problème d’un fond de commerce, c’est qu’il faut qu’il rapporte. Alors, ces gens donnent ce que l’on attend d’eux. S’ils organisent une soirée autour de leur « pseudo de couple », il est  bien évident qu’ils s’y montreront comme on désire qu’ils s’y montrent. C’est à dire fidèles à leurs photos, publications etc…

 

Et d’autres gens, spectateurs de cela, y croiront parce que c’est si beau, si tentant d’y croire. Parce que ça rentre dans le cadre. Celui des règles du BDSM ( qui se veut précisément un monde de règles, vous n’ignorez pas ma pensée là-dessus), de ce qu’on en a toujours dit, de ce qu’on en a toujours vu.

Puisqu’il n’y a personne et rien d’autre à voir .

 

Ce qui se passe ensuite dans l’intimité, entre les deux personnes d’un de ces couples « connus », il n’y a nul témoin pour le vérifier. Et si je vous assurais, moi, que non, X. et Y. ne se vouvoient pas, une fois rentrés chez eux ? Et que ce n’est pas celui auquel vous pensez qui se lève lorsque le sel manque sur la table ?

 

Je sais que ça démystifie beaucoup de choses et que, peut-être, certains auraient préféré rêver…

Mais les rêves ont parfois un côté nocif. Et il est bon, parfois, de s’interroger sur ce que voilent les capes de l’ « acte théâtral »…

Parce que les pratiquants BDSM les plus rusés ont toujours le bon goût de montrer ces personnes-là dans leur apparat de scène comme des icônes à celles qu’ils rencontrent et à leur faire admettre que le but à atteindre dans une relation D/s, c’est ça, le « ça » qui est donné en spectacle par ces couples médiatisés…

 

Il n’y a parfois pas même besoin que quelqu’un vous le montre du doigt .

Je connais quantité de femmes qui ont pris à la lettre une des phrases les plus célèbres d’ « Histoire d’O », le texte sans doute le plus médiatisé de toute l’histoire du SM :

 

«  Vous confondez l’amour et l’obéissance. Vous m’obéirez sans m’aimer et sans que je vous aime. »

 

Quelqu’une de convaincue que ces mots sont porteurs de vérité, ça peut donner quoi, à votre avis ?

 

Une soumise très soumise qui pensera que tout ce que dit , demande ( ou propose, habilement) le maître est le seul fondement possible d’une relation D/s, qui ne sera alors que du « dressage érotique », 90% des relations SM fonctionnant malheureusement ainsi.

Porte ouverte en effet au « sans amour » ou au « sans amour réciproque », au « de loin », au « de temps en temps », voire même au virtuel.

Je sais de quoi je parle.

Je suis passée par là autrefois.