M COMME MANIERISME ( 2 : CLAIR OBSCUR EN PHOTOGRAPHIE OU LA JEUNE FILLE BLONDE ) ...

 

 

La jeune fille blonde attend. C’est en plein jour, on voit du soleil et on voit des ombres.. C’est un clair obscur. On ne fait que deviner des formes et  supposer des pensées. On devine sa candeur et son sourire.

Il conviendrait de se demander ce qu’elle attend. Une promesse sans nul doute.

La jeune fille blonde attend un amour. Ou l’amour peut-être, encore plus simplement.

Que lui dire ? Qu’elle est belle, que son âme est claire et qu’elle doit se méfier des chasseurs… Chasseurs de fleurs, chasseurs de femmes, toujours les mêmes prédateurs qui ne montrent leurs griffes et leurs crocs qu’à cette heure passée du soir qui, dit-on, est celle où les lions vont boire…

L’amour est ailleurs, toujours, il n’est pas dans les faux poèmes, dans les histoires que l’on raconte pour endormir les belles, l’amour est dans la volonté, non de se servir d’elles ou de les mettre à son service mais dans l’écoute, le respect, la confidence et pourquoi pas dans le théâtre, mais seulement s’il est complice en vertu du principe d’égalité… Un théâtre qui ne soit pas un théâtre d’ombres, un théâtre où tous les acteurs acceptent de tomber les masques après mais aussi AVANT la représentation…

Ne laisse jamais, jeune fille blonde, marquer ta peau ou meurtrir ton coeur par une cape qui ne recèlerait que vide et mensonge.