Ne pas pouvoir bouger

Ne pas pouvoir parler

Ne rien entendre

Ne rien voir.

Tu as fermé

La porte de la chambre

A clé,

Tu m’as laissée

Dans mon noir.

 

Je sais où Tu vas,

Je sais quand Tu vas

Revenir

Mais il y a ce jeu du pire…

Je pense je pense je pense

Très vite,

Des frayeurs m’habitent,

Puis tout doucement,

Puis rêveusement,

Un peu comme une transe…

 

Je voyage en moi :

Je me vois,

Je me sens,

Je m’entends.

Je me chante

Une berceuse

Lancinante,

Doucereuse…

Je suis bien

Dans mes liens.

 

Et voici tout à coup

Tes doigts qui me libèrent,

Qui enlèvent le loup

Posé sur mes paupières.

Sais-Tu

Qu’Alice perdue

Dans mes nues,

Je ne T’avais

Pas même entendu

Rentrer ?

Faut-il que j’ai confiance,

Faut-il tout de même

Que Tu sois ma pierre de chance

Et que je T’aime!