M COMME MALICE ...

 

De la malice, il en faut même lorsque l’on est soumise. Et peut-être encore plus là qu’ailleurs.

 

De la malice pour amuser son Maître. Je n’en connais point de vrais qui ne nous souhaitent un peu coquines, un peu rebelles pour rajouter du piment à nos vies communes BDSM… La soumission sur le mode dramatique est réservée aux romans à qui elle va si bien. Mais pour ce qui est de nous, nous ne sommes pas pages et nous vivons…

La malicieuse soumise sait parfois l’être assez pour être une soumise punissable dans le parfait consensus, et le plaisir est partagé.

La soumise malicieuse saura aussi se faire punir sans paraître y être pour quoi que ce soit. Là encore, quel plaisir subtil…

Et l’Alice-malice au jardin des délices saura aussi retrouver toute sa gravité de statue somptueuse, quand il le faudra, quand le moment l’exigera.

 

 

De la malice, il en faut pour parler quelquefois du milieu qui est le nôtre et envoyer au bon endroit le coup de griffe salutaire, sans blesser, juste pour laisser le signe nécessaire, montrer ce qui ne va pas.

Et les choses qui ne vont pas sont nombreuses, manipulées par ces chefs d’orchestre hélas sourds qui vont des petits despotes vicieux aux grands tyrans malhonnêtes en passant par les faux maîtres, les fausses soumises, tout cela se perdant dans un méandre d’écritures, de forums qui se terminent à l’arraché et où chacun se veut « dominant » du dernier post, du dernier mot, même quand  c’est toute la discussion était absconse.

De la malice, parce que l’on ne tire jamais à bout portant que sur les choses que l’on aime vraiment, en espérant que l’écho du canon résonne le plus loin possible et serve peut-être, un quelconque demain, à changer quelque chose au « Royaume du Danemark », les petits ruisseaux finissant toujours, on le sait, par être à l’origine des grandes rivières….

 

 

Et puis de la malice pour montrer aux « gens d’ailleurs » qu’en ce pays-là, une femme ( une soumise donc, soumise poisson-clown ou clown blanc quand il faut) n’est pas « un bâillon, un masque et des menottes » mais qu’elle existe dans le monde, qu’elle y vit, y pense, y agit , en est partie prenante, toujours et tout le temps et que « cette sexualité-là », cette sexualité d’appartenance  ne signifie ni le mutisme ni la chosification mais n’est qu’une sexualité comme une autre qui laisse le temps et le plaisir de vivre et d’écrire….

 

D’écrire sur ce thème du BDSM, pour ce qui est de moi, mais je l’ai librement choisi (et je continue d’ être sur les deux derniers points évoqués un weblog de lutte, lutte pour la vérité et la mise au grand jour -ou la remise à plat - des choses de chez nous).

 

Malicia : ( Malicieuse Aurora )