SOPHIE CALLE

L COMME LUXE ...

J’ai eu envie de me demander ce qu’était le luxe pour moi.

 

Avec un peu d’argent, c’est s’offrir une « virée » à deux en Italie ou à Paris.

Avec encore moins, c’est un flacon de parfum qui semble tout à coup parler de moi sur ma peau et qui s’impose donc, reléguant pour quelques semaines l’ancien aux oubliettes…

M’offrir sans trop y regarder un livre dès qu’il paraît, par coup de cœur et sans en attendre l’édition de poche.

L’album d’un photographe ou d’un dessinateur est aussi un luxe qui se savoure.

Le menu bien pensé d’un restau qui a une vraie toque à ses fourneaux, sans penser au prix…

 

 

Sans argent, le luxe, c’est d’avoir le temps.

Celui de flâner, de ne pas faire les choses en hâte.

D’avoir été la dernière visiteuse du nocturne de l’expo Sophie Calle, à Beaubourg un jeudi soir et d’avoir eu ce labyrinthe pour moi seule…

Pouvoir être parfois pour des heures aux abonnés absents, loin de tout coup de fil qui pollue. Ne répondre que sur le portable dont Il est le seul à avoir le numéro…

Parcourir mes blogs préférés, sans faire de tri, et revenir sur certaines de leurs anciennes notes…

 

En BDSM, le luxe, ce sont mes « atours » faits par Lui.

C’est une soirée « publique » où, comme cet été au Donjon de Bessan, personne n’était là pour « donner spectacle ».

Et plus que tout, bien sûr, c’est d’être ensemble, Lui et moi, en tête à tête, et que la grâce passe…