Ce post est paru pour la première fois sur KarmaOS le 24/04/2013. Il ne s’agit pas vraiment de « reblogging » car je me demande combien de lecteurs/lectrices purent alors en prendre connaissance. Il n’est pas resté en ligne ½ heure et fut immédiatement supprimé le temps de me relire après publication et de me faire très peur puisque j’y annonçais la fin de ce blog. Or, au fond de moi, cette fin je ne la voulais pour rien au monde et, surtout, je désirais à tout prix nous donner, à M. et à moi, encore une chance. La suite prouva que j’avais eu tort sur ce dernier point.

Dans ce texte comme dans d’autres, je me rends compte que je parle beaucoup de 2008. Or, après vérification sur mes archives dans la colonne de gauche, en 2008, j’ai été une carpe complète. Je raconterai ce qui survint cette année-là et qui fut le début de notre chute lorsque tout mon reblogging sera fini et que j’évoquerai enfin les circonstances de notre récente rupture…

 

Rhalph, dans le commentaire qu’il fit le 27/03 à ma note « Etats d’âme », me disait entre autres choses que le BDSM aujourd’hui se passait sur le site « Fetlife ». Je connaissais ce site de nom et pour en avoir lu il y a quelques années des extraits de forums sur un blog canadien mais je n’y étais pas inscrite.

J’ai voulu voir par moi-même ce haut lieu international du BDSM et du Fetish. Ce même 27 mars, en deux clics, j’ai rempli une adhésion (le site est gratuit) avec un pseudo anonyme et à la question du menu déroulant concernant ce que je venais y chercher, j’ai répondu « friendship » (amitié), le site se chargeant lui-même de rajouter automatiquement « events » (le calendrier des soirées et fêtes).

Hélas, une fois entrée, je n’ai pas mis dix minutes pour tomber sur le pseudo « MARDEN13 » (en majuscules) qui, lui, avait une recherche bien plus étendue qui allait de « a relationship » (une relation ), « a sub » (une soumise) jusqu’à « a lifetime relationship » (une relation à vie).

Sur les sites français, on ne va même pas jusque là et l’on s’en tient à « une relation durable ».
Tout le monde imaginera sans mal l’effet que cette demande de « relation à vie » a produit sur moi. Son pseudo avait été créé en octobre 2012.

Le soir même, j’ai voulu donner une chance à M. de m’en parler, de s’expliquer. Je lui ai annoncé au téléphone être allée sur un site et y avoir vu l’un de ses pseudos sans autre précision (je n’ai pas nommé « Fetlife »).
Il ne m’a étrangement rien demandé mais le lendemain, le pseudo « MARDEN13 » avait disparu.

Je vais passer sur les détails des dix journées qui ont suivi, ses dénégations, ses mensonges, ses explications boiteuses etc. Et puis, il a enfin reconnu tout de même que oui, ce n’était pas la « machine » qui avait rempli son pseudo et ses « choix » et m’a dit l’avoir fait pour « se sentir exister ». J’en suis restée muette.

« Fetlife » fonctionnant comme « Facebook » par liste d’amis et le pseudo « MARDEN13 » y ayant eu précisément son petit carré d’ « amis », d’octobre 2012 au 29 mars 2013, je me demande combien de participants du « Fetlife » français ont pu tomber sur ce pseudo et sa fiche.

Cinq, vingt, cent ? Plus encore ? Qu’importe ! Et par le biais des amis d’amis, toujours comme sur Facebook, j’imagine qu’ils ne doivent pas être les seuls.

Il se trouve que je suis vraiment passée pour la reine des connes et même une très pauvre conne pendant des mois sur « Fetlife ». Il y en a qui ont vraiment dû beaucoup rire et se moquer de celle qui, en 2010, avait repris la fleur aux dents sa relation avec M. après une rupture violente et une autre histoire d’amour de sa part.

Pire encore, quelques semaines après, M. me dit s’être refait un pseudo sur Fetlife pour « voir » le mien. Je suis alors en vacances chez lui. Le voici bien embarrassé car je lui demande de l’ouvrir en se connectant avec la boîte mail qui lui a permis de le créer.
Après un quasi-mélodrame, il finit par accéder à mon désir.

Ah ! Tiens ! Quelle surprise ! Je ne la connaissais pas cette boîte ! Ça alors !

Alors, nous ouvrons aussi la BAL en nous battant presque… Lui essaie d’effacer en quelques secondes, tant qu’il a la main sur la souris, le maximum de choses et moi, je tire cette main.

Et là, c’est l’horreur !

Il a, six mois plus tôt et sans m’en faire part, organisé longuement et minutieusement avec quelques comparses une grande fête publique BDSM sur Marseille (je ne me demande plus pourquoi le soir, il était si peu disponible ou tellement méchant au téléphone) et surtout, il est inscrit sur des dizaines de sites avec, là aussi,  sa recherche de « jeune soumise pour relation durable ».

Il y a de longs échanges de courriels avec certaines et dans tous ces courriels, il se plaint de moi, fait un véritable portrait de « harpie » de ma personne.

Et les deux autres (les deux principaux éléments du « staff » de la « fête ») qui le poussent et qui l’y encouragent !

En fait, si nous cherchions vraiment, il n’aurait qu’une chose à me reprocher : je n’ai pas tenu la « promesse » (comme il dit) que je lui ai faite le premier soir de notre rencontre en 2002 : cohabiter ensemble chez moi « d’ici une année » dans l’appartement dont je suis propriétaire et qui est « presque payé ». Quant à lui, il me demandait « de deux à trois ans » pour y venir, le temps que son dernier fils soit tiré d’affaire et autonome.

Oui mais passer des promesses à la vie, la vraie vie, ce n’est pas toujours évident… Car moi aussi, j’ai un fils, un alors encore très jeune fils unique et il est immensément fragile. Et pour médiocres que soient mes rapports avec son père, je ressens chaque jour, alors que je commence mon histoire avec M., combien mon enfant a encore besoin de liens avec son père. Et je ne veux pas de clash.

Cela, M. ne le comprendra jamais. Mais qu’auriez-vous fait, vous, sinon donner la priorité à l’enfant ?

Quand quelques années auront passé et que la chose aurait pu se faire, nous étions alors en 2006-2007 et M. commençait à ne plus me toucher. Et en 2008, il y eut la première salve des sites et des recherches.

Pas vraiment de quoi donner l’envie d’un bouleversement total puisque la confiance n’était plus là. J’attendais toujours pour prendre une décision avec l’espoir que cela allait s’arranger… On connaît la suite !

Mais quelles que soient ses raisons, mentir aux autres sur mon compte comme il le fait avec moi sur tout et n’importe quoi et parler comme il parle de moi dans ses mails, non, là, c’est intolérable !

Pour en revenir à ces derniers jours, à ce maudit printemps 2013, un détail d’un risible total : pour sa « participation » à l’un des ces sites, ne voilà-t-il pas qu’il me décrète s’y être abonné pour « NOUS », parce qu’ils organisent des fêtes et que nous pourrions y aller l’été prochain.

Quand on connaît le site en question (que je ne nommerai pas), ses dirigeants et que l’on sait - comme M. le sait - ce que j’en pense, le mensonge ne devrait même pas passer la barrière des lèvres… Oui, je nous y vois bien cet été, parmi ces péquenauds, et surtout avec les petites jeunes qu’il courtise !!!

Non seulement je passe pour mais il me prend vraiment lui-même pour une conne en plus ! Quel manque de respect pour moi, la femme qu'il prétend aimer, être celle de sa vie...

Oui, j’aime les fêtes BDSM et les soirées mais à Paris, là où l’esthétique que je recherche tant est présente. Et quand nous nous y rendons en amoureux !

Ceux et celles qui ont lu ce blog rétorqueront aussi que c’est bien la dixième fois qu’une telle mésaventure m’arrive depuis 2008 et que les inscriptions de M. sur des sites de rencontre ont déjà été légion.

Sauf qu’il ne l’avait jamais fait sous le pseudo qui nous lie, son pseudo connu comme le mien dans le « sérail » BDSM. Et j’ai très mal.

Je passerai aussi sur ma tristesse, ma douleur, les crises d’angoisse, de tachycardie, les nuits d’insomnie qui en ont découlé.

Mais j’ai été bafouée et humiliée dans cette affaire aux yeux de ce monde BDSM « en ligne » et de ses cadors, par ceux qui ont connu l’existence de la fête et qui ont vu M. sur « Fetlife ». C’est pour moi une honte indélébile.

Je demeure néanmoins auprès de M. parce que je l’aime.

Mais, alors que je comptais tenir encore ce blog BDSM sur KarmaOS irrégulièrement tout en écrivant sur autre chose ailleurs dans un blog dont M. avait tenu à choisir le nom, je choisis à la lumière de ces événements de cesser définitivement toute activité ici.

Je ne veux pas être la risée de la blogosphère BDSM. Ce blog a trop compté pour moi. Il a trop été une part de moi.

Je suis certaine que quelques-uns/unes de mes lecteurs/lectrices étaient sans doute au courant. Et bien voilà, qu’ils/elles le sachent, je suis au courant moi aussi.

Je crois que si mon amour pour lui me permet de pardonner à M. ce dernier coup de couteau dans le dos (oh ! si cela pouvait au moins être le dernier …), c’est à moi que je ne pardonne pas.

J’ai vieilli. J’ai changé. Ma féminité est celle des femmes tournées vers leur nuit, je n’ai plus le même corps, la même peau, mon visage se fane… Je vis ce passage avec horreur. Dans le monde BDSM, les soumises sont jeunes. Je ne le suis plus : ce blog est donc « naturellement » (selon les lois de la nature) terminé.

Ceci est mon avant-dernière note.

Dans la prochaine, je vous donnerai ma nouvelle adresse, le temps de vous y accueillir avec quelques notes et pas sans thé, café ou biscuits…