Marilyn Monroe lisant l'"Ulysse" de Joyce sur la célèbre photographie d'Eve Arnold en 1954.

Marilyn Monroe plongée dans la lecture de l’ « Ulysse » de Joyce - Photographie © Eve Arnold - 1954.

 
 
Cher Amandier,
 
Vous m’amenez à faire une pose ce soir parmi cette liste de dix livres que j’ai choisi de recommander pour leur été à celles et ceux que j’ai envie de nommer « mon lectorat ».
En vérité, je vous réponds par une note car je ne sais trop par quel bout prendre votre commentaire sur mon post précédent. Ni surtout comment d'autres - habitués au premier degré - vont le prendre.
Et qu’il me semble que je me dois de mettre une ou deux choses au point.
 
Oui, je conseille sur ce blog des livres, des expositions, des films pour lesquels j’ai eu un coup de cœur.
La plupart ont un rapport évident avec le BDSM, rapport proche ou éloigné.
Cela doit représenter en tout environ un dixième de mes lectures ou sorties (il n’y a pas que le BDSM dans ma vie) mais puisque j’ai désiré donner cette colorature (BDSM) à mon petit espace, j’essaie de m’en tenir à celle-ci sans trop digresser.
Cela m’est arrivé quelquefois quand j’ai vraiment craqué parce que quelque chose était « trop beau » - comme dirait mon fils - hors de ce BDSM qui n’est (insistons bien !) pas toute ma vie…
 
Mais ces œuvres que j’apprécie et présente, je ne dis jamais qu’ « il FAUT » les lire (ou bien s’y rendre).
Il ne manquerait plus que je me montre ainsi injonctive alors que c’est d’achats (ou de dépenses en tout cas) qu’il s’agit.
Je tente seulement de partager l’engouement que j’ai eu pour celles-ci.
C’est pour cela que l’on ne trouve pas chez moi de livres « croustillants », étant peu portée vers ceux-ci.
En outre, je ne vais que rarement vers des œuvres très connues ou déjà couvertes par une grande publicité critique, j’essaie plutôt de chercher à donner à découvrir.
Et si l’une d’entre elles - par mon entremise - pouvait « séduire » deux à trois personnes, je serais la plus heureuse des blogueuses.
 
Si devait demeurer l’ombre d’un doute au sujet de ce qualificatif de « blogueuse », je précise que je ne suis pas une « blogueuse professionnelle » mais une simple amatrice.
Je ne reçois aucun livre en cadeau afin d'en assurer la promotion, j’achète ceux-ci chez mon libraire (ou via l’auteur comme dans le cas de Joël Fauré qui s’ « autopublie ») et je paie mes places de spectacle comme tout le monde.
Par ailleurs, n’indiquant aucun lien vers des boutiques en ligne telle Amazon ou autres, je ne perçois aucun pourcentage sur les ventes que j’aurais pu susciter.
Je ne tire nul profit de mes écrits.
 
Ici - à part les rares fois où j’ai stigmatisé quelque médiocre publication portée à bout de bras par les médias- , ne figurent donc que des choses que j’aime.
Si je puis les faire aimer à mon tour, tant mieux.
Sinon, tant pis.
 
Je ne suis pas aveugle et j’ai noté depuis fort longtemps que mes posts « culturels » sont ceux qui attirent le moins de commentaires et de lectures.
Cela m’attriste, non pour moi ni même pour ceux que je propose à votre « choix » - puisque c’est vous toutes/tous qui, finalement, choisissez de lire ou non, de voir ou non quelque chose dont vous avez entendu parler par ma « voix » - mais pour l’art en général.
 
Vous ne l’imaginez pas, cher Amandier (Marden seul pourrait en témoigner), mais au beau milieu de chaque série de livres que j’ai chroniquée dans « ma petite maison » en ces presque huit ans, j’ai été prise de colère et décidé de tout envoyer paître (j’entends par « tout » ce blog évidemment) tant je me voyais passant des heures à produire des textes qui n’entraînaient que silence et désert.
Et puis, je reviens toujours le lendemain ou le surlendemain parce que je ne renoncerai jamais à essayer de « partager » malgré tout mes éblouissements et que si le résultat n’apparaît que dans six mois ou deux ans, qu’importe : l’objectif aura été atteint.
 
Et il l’est généralement.
Lorsque je jette un œil à mes « mots clés » de visite par Google, j’ai souvent la surprise d’y trouver un titre dont j’ai parlé il y a trois ou quatre ans…
 
Je joue aussi moi-même le jeu en totale confiance : si le roman « A table ! » de Tiffany Tavernier s’est retrouvé proposé dans cette série il y a quelques soirs, c’est parce que « marieh2o » m’avait convaincue de le lire.
Idalie Félix a, elle aussi, été à l’origine - au cours de toutes ces années - de quelques-unes de mes belles découvertes que j’ai ensuite partagées avec vous.
 
Jamais je n’entretiens sur mes pages de quelque chose que je ne connais pas personnellement.
Ainsi, lorsque j’ai consacré un texte au film « Année Bissextile », on m’a reproché par mail cette semaine d’avoir négligé les longs métrages « Verfolgt » d’Angelica Maccarone et « SM Rechter »  d’Erik Lamens.
C’était simplement parce que le premier n’avait pas atteint les salles de ma petite province et que le second, à ma connaissance, n’est pas sorti en France.
Mais si je les avais vus et qu’ils m’aient plu, j’en aurai traité ici évidemment.
 
Encore une fois, traiter un sujet ne signifie pas essayer d’obliger les autres à le « consommer ».
Je chronique, j’informe - dans ma modeste mesure.
Cela ne va pas plus loin.
Ensuite, chacun fait - comme dans la célèbre chanson des années 80 - ce qui lui plaît.
 
Et quant à désirer qu’en plus - voir le clin d’œil de la dernière phrase de votre commentaire - l’on me « présente ses hommages », Grands Dieux, bon sang mais c'est bien sûr !, vous avez enfin vu juste.
A la face du monde, Damned !, vous m’avez percée à jour : je ne fais tout ça QUE pour ça, avoir les hommes à mes pieds...