La « Ninna Nanna »  (La « Berceuse ») de Roberto Vecchioni date de 1973. Elle fait partie du premier album de l’auteur-compositeur italien.
C’était une chanson déjà passée depuis des lunes à la postérité lorsque j’ai commencé à l’écouter il y a bien longtemps.
C’est un autre de ses morceaux, bien plus engagé (on vote, aujourd’hui !), que je recherchais sur le Web pour le traduire mais c’est sur elle - si ancienne -  que je suis tombée avec stupéfaction.
On ne peut même pas parler de « vraie » vidéo (puisque Vecchioni n’a jamais chanté la « Berceuse » dans ses concerts) mais d’un montage sur enregistrement.
 
Il se trouve que c’est l’une de mes chansons préférées et que comme il n’y a pas de mal à se faire du bien (ou de bien à se faire du mal), j’ai décidé que j’allais la transcrire en français et que c’est elle qui prendrait place sur mon blog cette nuit.
Quant à dire à qui je la dédie, qui pourrait bien être le « Tu » de « Ninna Nanna », et bien, simplement moi-même.
Foin du coucou/caché pour une fois…
Et pour le rapport que cette « Berceuse » aurait avec le BDSM : aucun, absolument aucun.
A part celui que j’y mets, moi, et que je n’expliciterai pas.
 
 
 
 
Ninna Nanna (Berceuse) - Roberto Vecchioni - 1973 - (Album « Il Re non si diverte »).
(Traduction de la blogueuse).
 
 
Tu vieilliras, mais sans changer jamais
En pardonnant à tous mais pas à toi,
Tu attendras comme à ton habitude
Jusqu’à ce que la lune vienne enfin te prendre.
Tu parleras de moi avec tous, oui
Je sais que tu en parleras,
Et que j’y crois et que je suis unique
Mais tu te tromperas….
 
Tu vieilliras, ce sera difficile.
Ne plus te voir, chose presque impossible.
Il ne faudra pas rester tes cartes à la main.
Je ne reviendrai plus jamais à la fin.
Tu te souviendras des soirs où
Nous parlions ensemble
Et de ce vieil amour si mal fini,
Ta douleur, tu la revivras…
 
Tu vieilliras, en regardant dehors mais
Tu cuisineras des oignons insipides
Tant que tu pourras et puis légère,
Légère comme tu l’es, tu voleras,
Oh ! oui, tu voleras…Tu rêveras,
Cela ne coûte rien, tu rêveras
Que j’étais grand comme toi, tu m’aurais voulu
Puis tu plieras la tête et alors tu dormiras…