Photographie "Danger" by Josslen.

Photo © Josslen.

 
 
 
Je suis l’écluse nue,
L’écluse inutile,
Le partage des eaux
Immobiles.
 
Mes digues sont ouvertes
J’ai un amour démesuré en moi
Proportionnel aux morsures d’absence
Qui font ma vie,
Un amour en attente.
 
Nous mourrons, peut-être, sous des mètres de glace dissoute
Ou sous des dictatures victorieuses à encéphalogramme plat
Mais un sourire
Un seul sourire
Ferait la différence.
La grande révolution, pour l’instant, gît en
…chut !...silence.
 
Un sourire, un seul,
Raviverait le lit aride du fleuve
Qui traverse les plaines
Et ne m’épargne pas la brûlure.
Un sourire, un seul,
Une arabesque, une oasis
Un arc-en-ciel…
 
Nous mourrons, oh, et comment que nous mourrons !
Mais avec nos lèvres séchées
Par ces sourires tentés et ratés
Et pourtant jamais
Vraiment renoncés.
 
Foyers toujours ardents,
Téméraires
Et féconds.