LE SENAT N’EXAMINERA PAS LA LEN AVANT DEBUT AVRIL ; IL NOUS RESTE DU TEMPS POUR NOUS MOBILISER ET AGIR :  POUR TOUTES LES INFOS ET PETITIONS, C’EST ICI !!!

 

 

                                                          

 

                                               

L COMME LIENS....

 

 

 

Liens…Les liens, mot ô combien symbolique et qui ramènent d’une part concrètement au bondage, ma pratique BDSM favorite, et symboliquement à l’amour…

Les liens des cordes, les liens du corps, les liens du cœur….

 

Un bondage ne s’improvise pas, il demande (s’il est élaboré, bien sûr) une certaine technique. A ce sujet , je posterai demain un texte « de cette sauce » rédigé par M. pour que vous compreniez comment au-delà du simple désir d’ « attacher » ou d’ « être attaché » vient se mettre en place toute une foultitude de recommandations et de conseils ainsi que l’usage d’un matériel bien précis…

 

Drôle de sexualité qui demande autant de préparation…. Et pourtant au moment de « l’acte en soi », tout devient spontané, harmonieux, un vrai ballet à deux… Avec oui, des cordes vraies et des liens métaphoriques …

 

Se laisser attacher, se laisser dériver.

Attacher, composer la toile d’araignée du bondage.

L’un comme l’autre demandent une réelle, une totale complicité : l’expérience montre petit à petit à celui qui agit le moindre mouvement de recul qui s’imprime sur la peau qu’il sensualise et sculpte…

Inversement, la « sculpture vivante » se laisse au fil du temps aller à être terre ou marbre ou pâte à modeler d’enfant en toute confiance….

 

Attachée, c’est à dire enfin tenue et retenue par Toi… Dis, jure-moi que Tu ne me laisseras plus jamais m’en aller, retrouver le banal des corridors sans fin quand l’amour en est absent, la tristesse de ce dehors plein de vent, de froid et de pluie quand Tu n’es pas là….

 

La peau se réveille sous les liens, elle s’enflamme : certains nœuds stratégiquement positionnés entraînent en fulgurance vers le plaisir, d’autres vers la douleur, celle qui est plaisir aussi pour nous. Un bondage est avant tout un jeu d’appartenance et de contrainte, d’immobilisation, de patience, de calme, de sagesse. Rien d’étonnant à ce que les plus beaux proviennent du Japon : toute leur philosophie y est encline….

 

 

Un bondage n’est jamais fait que pour son esthétique, pour son effet spectaculaire à l’œil du « passant » : il est là comme tout type de lien pour unir.

 

Unir amoureusement, charnellement…..

 

La plupart des gens qui « assistent » en profanes à un bondage finissent par complimenter parce que « l’œuvre achevée », ce qui se révèle sous leurs yeux est de très bon goût, diamétralement opposé à la vision « violente »  qu’on a du BDSM ou du SM en général….

Les « spécialistes » aussi complimentent…. Mais ils savent de quoi ils parlent !

 

Et après ? N’imaginez pas que les liens se défont lorsque les cordes sont rangées…

 

 

Reste aussi à se défaire tendrement, se désunir comme après une étreinte et….calmer le feu…

 

Tous les feux ! Car en général, les noeuds sont chose douloureuse ! Celui au niveau du sternum est redoutable notamment !

Et leur impact demeure le lendemain en lourdes courbatures, parfois bien voluptueuses, reconnaissons-le tout de même….

 

 

Petite douleur qui se perpétue… L’empreinte de nos liens d’amour au sens propre dans ma chair un peu meurtrie…. Et Toi qui promène tes doigts dessus, caresses…. Caresses « piquantes » de celui qui possède. Et qui en a la secrète jouissance. Le privilège.

Caresses « parlantes » pour celle qui ne s’appartient plus tout à fait…. Ivresse des sens.

 

Et oui, n’oubliez pas qu’il s’agit tout de même  de relations SM…..