BDSM Le fouet tendu.

Photo « venue » du Web.

 
 
 
Alice au pays du BDSM et le fouet comme obscur objet du désir de soumission…
 
 
 
Elle trouva un fouet sur une étagère trop étroite pour cette armoire, un secret de quelqu’un qui l’avait caché là, jadis, et qui pourrait jamais savoir combien d’années avaient passé…
 
Elle trouva un fouet et, tout d’abord, recula.  Comme si le seul fait d’avoir posé ses doigts sur lui l’avait déjà brûlée.
 
Quand elle revint plus tard dans la pièce, fascinée, intriguée, trempée de désirs moites revenus de bien loin, elle le retrouva avec l’empreinte de ses doigts sur la poussière qui le recouvrait.
 
Le fouet semblait parler et lui dire « Te voici de retour. Ne crains rien car le bois alentour et toutes ses plantes magiques ont été sauvés de la mer juste avant l’arrivée de la tempête, ils ne dorment pas, ils font semblant, réveille-les … ».
Elle se demanda si ce n’était pas elle qui marchait dans un rêve et qu’il eût fallu réveiller.
 
Elle sortit alors respirer l’air qui venait du large et tous les arbres quelle n’avait pas vus à son arrivée se mirent à se mouvoir sur un coup de vent.
Ici était bien la porte du jardin enchanté, du Pays des Merveilles où, oui, désormais, elle pouvait s’en retourner.
 
Elle trouva un fouet et lui la fit se redécouvrir soumise, objet du désir obscur, obscur objet du désir…
Elle trouva un fouet, le prit et se demanda à qui le tendre.
Elle trouva un fouet et sut que le tout était d’attendre.
Que les plaisirs les plus forts sont ceux que l’on renvoie à plus tard. Mais à un peu plus tard seulement…
 
Elle trouva un fouet et ne se posa plus la question de l’heure qu’il était.
Le temps lui serait ami.
 
Alice avait compris très vite que le crépuscule n’était pas pour maintenant.
C’était une aube nouvelle qui naissait, là au dessus des pins géants.