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auroraweblog
oui soyons tous "enthousiamés" par la vie
pour ses surprises
pour ses dépards
ses rencontres
à bientôt
jeanne | 2/17/2010
alors vous en pensez quoi de Paul Coelho? j'ai tellement entendu de mauvaises critiques de ses livres (comme pour Marc Lévy) que cela ne donne pas envie d'en lire...
Columbine | 2/17/2010
une note chez moi en avril 2006 .....

Il me reste dix pages et "Onze minutes".
Il me reste un peu plus qu'avant.
Peut-être aussi de la mesure si tout ce qui existe a sa place partout, même l’orgueil.
Car l'orgueil est à la volonté ce que le purin est aux fleurs. Mais si le coeur nous parle il faut savoir l'entendre, ensuite l'écouter.

J'écoute encore le mien qui me dit ses frayeurs mais aussi que "chaque jour porte en lui l'éternité". Mais comment distinguer le langage du c?oeur de celui de l’orgueil ? D’autant que leurs avis, souvent, sont différents.

Suivre sa légende, lire les signes dit le livre. Mais on ne connaît pas la distance entre deux oasis. A nouveau dans le désert, mon ciel est sans étoile. Il n’y a que les grains de sable, du sablier.


J'ai choisi de suspendre un instant ma lecture pour en nier la fin.
Il n'y a que les livres qui donnent ce pouvoir sur eux.

- Je ne sais ni ne veux le retenir quand il s’en va. C’est le moment où je redeviens fille du désert ?

Et si on rencontre les livres comme on rencontre les humains, il arrive parfois de profondes étreintes.
J'aurais eu en lisant le plaisir de tous les mots, percutants de vérités seulement oubliées et la douceur des phrases rassurantes comme les caresses d'une main aimante.
J'aime l'image de "La main qui a tout écrit".
J'imagine les millions de mains sur terre qui ne cessent d'écrire pour à leur tour témoigner de la vie, parce qu'écrire c'est parler en respectant le silence.



Il me reste Onze minutes.

Il me reste un peu plus qu'avant.

Il me reste d’avoir compris qu’avec le coeur et la patience, nous sommes tous des Alchimistes, capables de transformer le temps en instants de bonheur.

Le signe, nous le voyons tous : les heures semblent ne plus durer que dix minutes à peine.



Il me reste "onze minutes", il me reste le temps long jusqu’à la prochaine oasis et une légende, l'Amour.
hyene | 2/17/2010
Paul Coehlo par le langage de l'amour, celui qui permet de renaître l'espace alentour.
Cela me rappelle Yves Bonnefoy quand il dit :
"Tout est toujours à remailler du monde
Le paradis est épars, je le sais
C'est la tâche terrestre d'en reconnaître
Les fleurs dissiménées dans l'herbe pauvre.
bou | 2/17/2010
Ou "J'aimerais que quelqu'un m'attende quelque part" (Pas pour l'auteur -elle avoue elle-même qu'elle ne sait pas décrire- mais pour le titre.)
Joel Faure | 2/17/2010
Il paraît que c'est "Je VOUDRAIS que quelqu'un m'attende quelque part". Exigeante avec ça !
Joel Faure | 2/17/2010
De Paulo Coelho je n'ai pas lu "onze minutes" mais j'ai lu "l'Alchimiste" et "Véronika décide de mourir"...
et ça m'a bien suffit... Les deux me sont tombés des mains.

Le fond :
Une philosophie en kit avec des petits bouts de tout ce que les gourous, les charlatans du développement personnel, des religions et des systèmes du prêt-à-penser ont pu inventer...
une philosophie de zapping... de café du commerce... d'auberge espagnole...
des formules toutes faites pour pas trop penser... du style "Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre." (ben vois-donc c'est pas compliqué la philo pour les nuls !). Bref c'est pour moi tout le contraire de la philosophie.
Quant à la forme, elle va bien avec le fond...

Mais ce n'est que mon avis et ça ne l'empêche pas d'être couvert de prix littéraires, d'honneurs et de vendre ses bouquins par millions.
GAIUS | 2/17/2010
"ça m'a bien suffi"...ça suffit sans "t" !
GAIUS | 2/17/2010
mais au fait, mon allergie à Coelho ne doit pas masquer le principal : je me réjouis de ton enthousiasme retrouvé !!!
GAIUS | 2/17/2010
Je serais bien incapable de me prononcer positivement sur Paulo Coelho.
J'ai aimé "Onze minutes" mais c'est sans doute parce que la partie concernant l'histoire avec Terence ne m'avait pas laissée "indifférente"...
Auparavant, on m'avat dit de "L'Alchimiste" qu'il était "Le Petit Prince" des temps modernes.
Comme Gaius, il m'est tombé des mains avant la fin du premier chapitre...
M. appréciait "Veronika décide de mourir".
J'avais donc fait alors une ultime tentative qui ne m'a pas permis de dépasser la page 4.
L'ensemble est - de ma part - plutôt mauvais signe.
Mais je sais - et respecte - que certains l'idolâtrent...
En fait, c'est un peu le même problème qu'avec les textes de Jacques Salomé que j'ai évoqués dans une autre note...
L'aspect "gourou" laisse perplexe.
Et la littérature n'y gagne en rien.
AURORA | 2/17/2010
entièrement d'accord avec toi-vous, c'est chiant à mourir. Avec Salomé. dont on m'a recommandé la lecture, comme curative, pfff
Y'en a un autre pas mal dans le genre, Christian Bobin.
Acrerune | 2/18/2010
Columbine, j'ai lu l'alchimiste il y a bien longtemps, lorsque ma belle-mère m'avait prêté le bouquin qu'elle comptait offrir à un jeune garçon , fils d'une de ses connaissances. Je l'ai lu rapidement, comme "en fraude", avant que ce livre n'appartienne à un autre, sans "casser" la reliure, sans y laisser l'empreinte de mes doigts, ou le trait insistant d'un crayon qui m'aurait servi à souligner les passages sur lesquels j'aurais pu revenir.
Cependant, si je me souviens, j'en avais recopié des courts extraits qui doivent se trouver dans une disquette, qui n'a pas le même codage que les disquettes lues par les PC
Une chose est certaine, si j'ai écrit dans mes présentations (sur les blogs que je faisais) en 2005 que j'aimais ce bouquin, c'est parce qu'il a dû marquer d'une façon particulière mes neurones d'avant 2001, il n'est pas dit qu'il les marquerait de la même façon actuellement
je pense que je n'étais pas véritablement d'accord avec sa façon d'envisager l'alchimie et les alchimistes, je ne me soucie pas d'être logique, je n'aime pas forcément ce qui me plait, je ne hais pas souvent ce qui me déplait.

L'alchimie revêt une expérience particulière dans ma vie propre, mon grand-père étant orfèvre, j'ai assisté de nombreuses fois à la fabrication de pièces uniques en or, et c'était un "rituel" que j'aimais que celui de la fonte, et du façonnage.
Façonner, être façonné, couler, mouler, former, ciseler, sertir, enchâsser...

Travail précis, créateur. Polir, lustrer, donner brillant et lumière. Travail de maître!

Le but de la vie n'est pas forcément d'aller au bout de ses rêves, mais de les cultiver, tout en demeurant ajusté à chaque situation (pas adapté, mais "ajusté"), de s'accomplir, d'accomplir qui on est (et chacun est différent)

Le matériau sur lequel on travaille c'est "soi"

Le trésor c'est "soi" mais aussi chacun des "autres"

je ne suis pas persuadée que lorsqu'on désire ou veut quelque chose, l'univers entier conspire pour que l'on puisse arriver à ses fins! à ces fins là.
Les désirs comme les besoins évoluent au cours d'une vie, les nôtres et ceux de notre entourage. Nous ne pouvons pas vivre comme si nous étions seuls.

Lorsqu'on traverse les déserts, il faut mieux être enfant du zéphyr, et n'être ni esclave de ses sens, ni esclave de sa raison.

Lorsqu'un rêve ne convient pas, on en change. Cela ne fait pas de nous des renégats ou des oportunistes, mais des vivants.

Voilà qui me fait sans doute diverger de Coelho, mais ne m'empêche aucunement d'apprécier son travail, car se forger une idée, la formuler par l'écriture est un travail.

Je n'ai pas un souvenir précis du style de Coelho, mais je pense son livre écrit avec des mots (sa traduction du moins que j'ai eu entre les mains) formant des phrases fluides, lesquelles me parurent à l'époque compréhensibles, toutefois mon souvenir en garde peut-être tout autre chose que je n'en ai compris et reçu lors de ma lecture.


Marc Levy, ma mère m'a offert pour ma fête cette année l'un de ses romans, elle voulait que je le lise, puis le fasse lire à ma fille. J'ai lu par obéissance et affection, puis j'ai dit à ma mère que si je comprenais ses intentions à elle, je décidais cependant de ne pas faire lire le livre à ma fille.

Lorsque quelqu'un écrit, il a une idée précise derrière la tête, si elle n'est pas si précise que cela au départ, elle se précise néanmoins petit à petit, le résultat étant ce que nous avons en main lorsque nous avons acheté le bouquin.

On peut avoir compréhension totale ou partielle des volontés de l'auteur, on peut adhérer partiellement ou totalement à ce qui est écrit, on peut ne pas adhérer.
J'ai aprécié moyennement le style, j'ai failli m'arrêter dès les 40 premières pages, j'avais déjà compris et le propos et la fin probable du roman, qui durait environ 400 pages si je me souviens bien. J'ai poursuivi par obéissance et affection...

Il n'est pas évident de faire aimer à autrui ce que l'on a écrit, j'en sais quelque chose!

On peut ne pas aimer comment un livre a été écrit et pourtant apprécier le message délivré. J'ai apprécié le contenu sinon le contenant. Je n'ai pas souhaité embarrasser ma fille du contenant, je me suis promis d'exploiter le message intrinsèque du contenu. Et ma foi, c'est ce à quoi je m'applique depuis urgemment. Et qui commence à porter ses fruits, oui vraiment et assurément.

Ce que je voudrais te dire Columbine, c'est que même si un auteur n'est pas appréciable par son style, par la forme ou même le fond de ce qu'il raconte, expose, le fait d'avoir lu son ou ses écrits ne laisse pas indifférent, met en marche vers, pour, contre.

Lire (comme écrire) ne sont pas actes indifférents, sans portée, surtout à notre époque.

fleurdatlas | 2/18/2010
Bonsoir Acrerune, Salomé, je l'ai apprécié en son temps pour ce qui en était appréciable
ce que je peux dire c'est que c'est à Salomé que je dois d'être encore avec Djam
ce qui n'est pas rien, en vérité!
et ça ce n'est pas une théorie fumeuse ou oiseuse sortie d'un bouquin de psychologue-écrivain, mais la réalité, celle de ma vie avec Djam.

Christian Bobin, n'en ai jamais rien lu, donc n'en dirai rien
fleurdatlas | 2/18/2010
Quelle merveilleuse citation. Elle me parle aussi. Très fort. Merci. :)
Nerilka | 2/20/2010
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