BDSM et Parfum: Pour moi, c'est Cinnabar d'Estée Lauder....

Photo © Estée Lauder™.

 
 
« Sans parfum, la peau est muette. » déclarait autrefois un slogan publicitaire.
C’est un fait.
L’odorat est l’un des plus importants de nos sens.
 
Ma peau à moi était devenue si muette - au sens propre - de n’avoir personne à qui parler depuis tellement de temps qu’aucun de mes parfums, des parfums si chers à ma sensualité ne me « disaient » plus rien.
Il lui fallait donc un nouveau jus, une nouvelle senteur qui colle avec ce moi qui porte de nouvelles robes, de nouvelles chaussures, ce nouveau moi qui se tourne vers un nouvel avenir.
 
Le parfum parle lorsque la peau s’échauffe. Ce n’est pas pour rien qu’on le place dans les endroits où le sang pulse sous la peau : tempes, saignée des coudes, poignets, ligne d’entre les seins, arrière du cou…
 
Dans le BDSM, tout échauffe la peau : la cravache, la fessée, même les entrelacs des cordes…
Et le parfum, grâce au BDSM, devient alors un merveilleux aphrodisiaque.
 
A celui qui viendra dans ma vie, mon amour de demain ou d’après-demain, non mon Maître mais mon Vampire tant j’ai soif qu’il ait faim de moi, je veux offrir la soie de mon corps revêtue seulement d’un élixir magique.
A lui de me pétrir, de me malaxer, de me pincer, de me mordre, de me dévorer pour en révéler l’entière puissance.
 
Je rêve de fessées, de lanières de martinet fendant l’air pour venir me percuter.
 
Je rêve d’un parfum qui se marie au cuir à la perfection.
Je rêve de notes de santal, d’encens, de vanille, de rose, de patchouli, de cannelle, d’oeillet et de girofle qui exhaleront alors toute leur force, qui émaneront de ma peau, de mon corps jouissant.
 
Je ne pouvais trouver ces arômes-là dans les parfums modernes qui sortent comme des petits pains à chaque saison. Ils sont bien trop insipides, sans recherche et sans âme, purs produits de marketing.
 
Mon nouveau parfum, je l’ai longtemps cherché et sa quête a été ma manière de terminer mon deuil.
Je porte aujourd’hui Cinnabar d’Estée Lauder dont le nom vient du cinabre, la terre utilisée pour la fabrication de la laque de Chine.
 
C’est un parfum de la décennie des seventies.
Il est lourd et odorant, opulent, il est voluptueux extrêmement.
Il tient des heures mais n’est pas entêtant : c’est un jus de sillage.
 
Je porte aujourd’hui Cinnabar et j’en apprécie toutes les notes de tête et de fond mais j’attends celui qui viendra lui donner - en m’apportant l’émotion de gestes entièrement renouvelés et  de pratiques BDSM partagées - tout le pouvoir de sa note de…cœur !
 
 
 
 

 

 

 

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