Photo d'Anna Fubuki.

               

Ombres d’ailleurs de nulle part,

de nulle part monde de pleurs

je traverse des terrains vagues

des barbelés en embuscade

 

Et la nuit il m’arrive de te voir

Tu marches seule pensive dans le noir

Je me retourne dans mon lit et je soupire

Le sommeil qui m’agite, est-ce un délire ?

 

Mmm mmm mmm mmm...

 

Tombent sur toi des pluies acides

Des exils des retours des récidives

Ne méritais-tu pas mieux toi, guerrière,

Qui te décrivais comme la dernière des dernières ?

 

Contre qui combats-tu ? contre ton côté sombre ?

Ou celui des chasseurs qui t’utilisent

Et te renvoient ensuite dans le nombre

Je ne sais qu’en penser et mon rêve s’enlise

 

Mmm mmm mmm mmm...

 

J’ai tes griffes d’aciers dans ma pensée

Elles se transforment en pétales de cerisier

Que tu aies pu leur échapper, j’espère

Toi qui te voulais la dernière des dernières

 

Pas de l’amour mais du venin tu sais

Du poison égoïste savamment distillé

Lui je ne sais pas mais pour ce qui est d’elle

Elle ne t’a jamais voulue dans son réel

 

Mmm mmm mmm mmm...

 

Ces histoires où le coeur le dispute à la guerre

Ce sont mes cauchemars des nuits de pleine lune

Tu disais être la dernière des dernières

L'aurore te dissipe entre ses brumes

 

Monde secret des nuits où les mots sont des maux

Marques dans la chair tendre qui se donne au sanglot

Douleurs et plaies  fer rouge  moments extrêmes

Tout part déjà quand je m’éveille à l’aube blême

 

Mmm mmm mmm mmm...

 

Mais je souhaite que tu aies franchi leurs barrières

Et que tu ne sois plus la dernière des dernières

 

Mmm mmm mmm mmm...

Mmm mmm mmm mmm...