C COMME CAGE ...

 

Parmi les pratiques BDSM, la cage est réservée aux punitions, aux humiliations…Vieille réminiscence des « fillettes » de Louis le Onzième…

Si la cage est de petite taille, le (la) soumis(e) y est enfermé(e) seul(e), de grande taille, il (elle) partage son triste sort avec d’autres…

Nous ne jouons pas, nous, sur ces deux registres. Je n’aimerais pour rien au monde être humiliée et quant au  jeu des punitions, nous ne le pratiquons qu’en tête-à-tête.

Car il me faut encore vous dire qu’une cage ne se trouve que dans les endroits publics (clubs, donjons) propres au BDSM.

Alors, la cage ?

Et bien, je dois avouer qu’à chacun de mes passages en ces lieux, j’essaie la cage quelques minutes. Seulement un instant parce qu’au regard du symbole auquel cet objet est dévolu pour tous les présents, je n’ai ni l’état d’esprit, ni l’attitude qui conviendraient.

Alors, la cage reste du domaine de mes fantasmes. C’est pour cela que je choisis de vous l’illustrer par cette image en trompe l’œil.

Dans « le » club parisien, la cage est une sorte de petite volière peinte de blanc… J’aime y faire mon entrée, écouter le cliquetis du cadenas qui m’y enferme, faire des circonvolutions de danseuse avec mes bras entre ses fins barreaux, je m’y sens infiniment petite, démunie, minuscule mais si gracieuse…Un oiseau prisonnier mais libre. Une femme entravée mais qui dispose d’elle-même. Une prisonnière royale.

 

J’aimerais une fois être dans une telle situation mais sans public.

Je crois que je serais bien là, enfermée avec moi-même. Je présume que ce ressenti de prisonnière me permettrait, l’espace d’un moment, de faire un voyage précieux au-dedans de moi sous son regard, sa protection à lui…

Je l’ai déjà écrit : il y a des barreaux qui libèrent…