BDSM Offrande.

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Le BDSM, c’est tout - ou tout au moins ce devrait être tout - sinon la bien-pensance.
 
 
 
Comme tous/toutes les autres ?
Ah ! Non jamais !
 
La normalité nous détruit.
Le formalisme nous empêche de voir qui nous sommes vraiment, ne nous permet pas de connaître ce que de positif et d’extraordinaire nous pourrions rencontrer si nous acceptions d’ôter la carapace de bien-pensance dans laquelle nous avons admis d’être enfermé/es depuis si longtemps…
C’est la bien-pensance qui nous anéantit.
Hélas, la plupart des fois, nous avons été les premiers à l’autoriser à poser son joug sur nous.
 
Normalité, dit-on si souvent…
Moralisme, oui !
Mot détestable, condition de moutons dans laquelle l’on finit toujours par se noyer.
Couverture poussiéreuse que nous tirons au-dessus de nos têtes pour ne pas voir ce qui est au-delà.
Et c’est au-delà pourtant que se trouvent les merveilles du monde, de la vie, les splendeurs de L’Eros et ses terribles fièvres.
 
Laissons tomber les masques, les protections, l’autodéfense devant la vie qui va…
Accueillons la recherche - et le trouver - de nos propres émotions, celles qui sont bien ancrées, bien enracinées, dans notre part d’ombre qui est, paradoxalement, notre part de clarté.
 
Lâchons la bride à nos sensations qui ne sont d’aucune ère, ni d’aucun temps mais qui, recouvertes sous le voile ou bien la patine, sont présentes depuis notre premier cri et chantent  leur force.
 
Erotisme, désir, luxure, jouissance, plaisir. Tous les mots qu’il n’est pas bien séant de dire…
Ces mots qui riment avec « liberté » quand nous les conjuguons ainsi, dans notre « mode » particulier.
Ces actes dont nous concédons sans nous battre que l’on nous vole et les syllabes et le temps.
 
Et c’est peut-être parce qu’ils n’ont pas ce temps de pousser que néanmoins, telles les herbes folles, ils grandissent en cachette, passagers clandestins en nous-mêmes et fleurissent enfin, donnant les plus belles et les plus vivaces des fleurs.
 
Des fleurs sauvages. Des fleurs de sauvagerie.
Des fleurs d’amour aussi…