Maria Schneider dans "Le Dernier Tango à Paris", un film de Bernardo Bertolucci.

Photo du film « le Dernier Tango à Paris » © Producteurs et Artistes Associés.

 
 
Dans ce texte, je parle de moi, de ce que sont le sexe et le BDSM pour moi.
Ce ne sera pas le cas dans la fiction qui le suivra demain.
Ceci est donc une mise au point en guise de préambule…
 
 
« Ce rayon qui, oblique, te blesse
C’est encore, encore et encore la jeunesse. »
Attilio Bertolucci, célèbre poète italien et père du non moins célèbre cinéaste Bernardo Bertolucci.
 
 
 
Rrose Sélavy.
Eros, c’est la vie.
L’instinct basique d’être baisée. Oui, baisée. Et attachée. Et tant d’autres choses encore.
Pour repousser la vague en mouvement perpétuel du vide, du rien qui avance.
L’envie d’être foutue profondément, longuement, lentement.
Menottée les bras au-dessus de la tête, les jambes ouvertes.
Totalement indécente. Complètement participante.
Pour mettre une claque au temps, à tout ce qui s’abîme, à qui le laisse faire par paresse ou indifférence.
Panser les vilains mots, effacer les offenses.
Penser les autres maux pour vaincre la souffrance.
Une douleur douceur.
Pour célébrer le sang qui coule dans mes veines.
Ne jamais se résigner à être un non-corps, une simple présence vaine.
Etre au monde pour sans cesse renaître au monde.
Comme le voyait Brando dans « Le Dernier Tango ».
Eros, c’est la vie.
Rrose Sélavy.