Si l’on me demandait quelles sont les chansons (je ne parle pas de musique mais bel et bien de textes) qui évoquent le mieux le BDSM pour moi, je répondrais par cinq titres : « Madame rêve » de Bashung (ce qui n’étonnera personne), « Si douces », une mélodie de Stephan Eicher sur son album « Louanges » de 1999, « Illicite » de Jacques Higelin, « L’amour fou » de Léo Ferré et « Capoeira » de Bernard Lavilliers.
Si l’évidence plaide pour les trois premiers, je reconnais que, quant aux deux suivants, c’est une histoire de « climats » tout à fait personnelle.
 
En haut de cette même classification, les Italiens mettraient plusieurs titres du groupe « Afterhours ».
Là encore, c’est une affaire de « climat ».
Il y a chez « Afterhours », qu’ils fassent dans le rock le plus hard ou dans la ballade, des mots, des atmosphères très érotiques qui ramènent vers le BDSM…
 
J’ignore complètement si ce groupe est connu (un peu, beaucoup ou pas du tout) en France. C’est un fait en tout cas que personne ne m’en a jamais parlé dans l’hexagone.
 
L'une de leurs chansons - chère à mon coeur -, « Ci sono molti modi », figure parmi des dizaines d’autres en vidéo sur YouTube.
Elle date de 2005.
C’est une ballade, venue précisément de leur album « Ballate per piccole iene » (Ballades pour les petites hyènes).
Elle a eu un très grand succès en Italie.
Et, si je ne la traduis pas ici, c’est tout simplement parce que les diverses tentatives que j’ai faites se sont avérées infructueuses : comme il n’y a pas de rimes sur lesquelles s’appuyer, le passage au français ôte toute force aux mots qui sont choisis pour se calquer exactement sur la musique et ne prennent leur sens qu’alors (ce serait un peu comme mettre du « Nirvana » en français pour donner un exemple plus « parlant ») .
 
Une fan a donc placé il y a quelques semaines une nouvelle version* de « Ci sono molti modi » sur YouTube, illustrant celle-ci de photographies en provenance des mondes les plus variés de l’Eros - comme vous le verrez, certaines d’entre elles ne vous sont sans doute pas étrangères parce qu’à caractère BDSM (clichés de Marcus Ranum, de Gabriele Rigon etc.) - qui « collent » parfaitement au texte qu’elles amplifient lorsqu’elles apparaissent.
 
Voilà.
Je vous convie à ouvrir à la fois les yeux et les oreilles et, comme moi, peut-être à craquer vous aussi pour cet air qui nous parle crûment d’amour et des « héros de notre enfer privé »…
 
 
 
 
 
*Vous trouverez sur la même page YouTube  - dans la colonne de droite - le clip officiel de l’époque ainsi que diverses versions « live » si vous désirez faire la différence musicale entre toutes celles-ci…