BDSM Caricature de Delize: Ségolène Royal en Domina craint que l'interdiction de la fessée ne l'empêche d'éviter toute rébellion au PS...

Dessin satirique © Delize, 16/11/2009.

 
 
Mon dicton BDSM (et/ou politique) perso du jour :
« Ségolène Domina fessante, Sarkozy dans l’ombre en attente… ».
 
 
Lorsque j’étais enceinte, je crois que j’ai à peu près tout lu de ce qui traitait de la question de l’éducation d’un enfant.
Tout sauf les bouquins d’Edwige Antier.
Ceux-ci ayant été publiés avant le déluge, je me disais que même une version « remastérisée » ne pouvait manquer de drainer de vieilles idées.
 
Et voici que cette semaine, en tant que député UMP, elle est à nouveau sous les feux de la rampe car elle  se lance dans une campagne pour une loi sur l’interdiction de la fessée parentale à inscrire dans le Code Civil.
 
Je suis moi-même absolument contre tous les châtiments corporels dans la relation parent-enfant et j’avais ouvert ici un large débat quand le concept que Madame Antier recycle aujourd’hui avait fleuri dans les rangs de l’Union Européenne.
Je ne puis que répéter ce que j’y disais alors : surtout pas besoin d’Etat ou d’Instances pour légiférer mais en revanche de réelles questions à se poser si l’on constate que l’on a les nerfs - et la main - parfois trop leste(s)…
 
Je suis réellement persuadée qu’en ce 21ème siècle, la fessée (je ne parle pas des châtiments corporels en général, la seule notion de « châtiment » ou de « punition » me donnant immédiatement le prurit) doit être réservée au domaine des jeux érotiques entre adultes consentants et peut donc, à ce titre, être l’une des pratiques BDSM.
C’est d’ailleurs l’une de celles que je goûte le plus.
Quand je prends une volée, c’est non que je l’ai méritée mais que je l’ai cherchée, voulue…
Que je la savoure en gourmande.
Et rien à voir avec les conflits « autour de la table » !
 
Je sais cependant que la vie de famille n’est pas une sinécure.
D’après une étude anglaise publiée ce jour, les membres du cercle familial passent en moyenne l’équivalent de quatre journées par an à se disputer.
Ce sont des statistiques qui ne m’étonnent en rien.
 
Mais pour obtenir cette moyenne, il faut qu’il y en ait qui se disputent moins et d’autres qui se disputent plus.
 
Sous ce dernier angle et si tant est que le Parti Socialiste puisse être considéré comme une Grande Famille, il faut bien reconnaître que celle-ci exagère.
Elle exagère même depuis tant de mois qu’elle nous fait craindre de voir pointer à l’horizon 2012 un abominable second quinquennat sarkozien faute d’alternative crédible.
 
C’en est à un tel point que pour « détendre » l’atmosphère, Aurélie Filipetti, elle-même députée et membre de ce parti, a profité de ce lundi pour proposer avec humour de rétablir la fessée pour ses camarades !
 
Elle n’est pas la seule à avoir été touchée par cette source d’inspiration : le caricaturiste Delize n’a pas loupé Ségolène et son entrée fracassante à Dijon lors de la moutarde-party de Vincent Peillon.
 
Et voici de nouveau Madame Royal en Domina BDSM - un rôle qui lui avait collé à la peau durant toute la campagne présidentielle de 2007 malgré l’image de « Madone » qu’elle s’évertuait à donner - regrettant de ne plus pouvoir dompter les « Eléphants » si jamais la fessée venait à être interdite.
Sauf que ce week-end, elle s’est trompée de combat et qu’en s’en prenant à la « Jeune Garde », elle a coupé l’herbe sous les pieds de ceux qui cherchent à relancer une « boîte à idées » dans le PS.
 
Et c’est fort dommage.
Encore une occasion de manquée à cause de Ségolène…
Une de plus !