Fellini, La Grande Parade Affiche de l'exposition au Musée du Jeu de Paume Paris 2009.

Fellini au fouet en  1963 sur le tournage de "Huit et demi" photo Tazio Secchiaroli exposition Jeu de Paume Paris 2009.

Le Casanova de Fellini 1976 Donald Sutherland maniant le fouet.

Fellini Dessin des Femmes-Maîtresses Exposition La Grande Parade Musée du Jeu de Paume Paris 2009.

Photos © Musée du Jeu de Paume pour l’affiche (1), Tazio Secchiaroli pour l’image de tournage de « Huit et demi » (2), Cineriz pour la photo de « Le Casanova de Fellini » (3), Federico Fellini pour le dessin « Femmes Maîtresses » (4).

 
 
Paris fête Fellini.
A sa manière.
En un « Tutto Fellini » qui n’est exhaustif qu’à la Cinémathèque où l’on repasse l’ensemble des films du Grand Federico.
 
L’exposition « Fellini, la Grande Parade » qui se déroule au Jeu de Paume depuis le 20 octobre 2009 et ce jusqu’au 17 janvier 2010, est - elle - organisée en quatre parties (« Fellini et la culture populaire », « Fellini à l’œuvre », « La Cité des femmes... et la place de l’homme » et « Fellini ou l’invention biographique ») inégales de qualité.
 
Prétendre expliquer l’œuvre du Maestro à travers ses sources d’inspirations (médiatiques, oniriques etc.) ou ses obsessions (le cirque, la « psyché » féminine etc.) est une façon d’aborder son génie créatif.
Une parmi tant d’autres qui nous vaut, de salle en salle, un beau catalogue de romans-photos, journaux etc. entrecoupé de niches de projections d’extraits de films, de scènes abandonnées au montage ou bouts d’essai - les premiers (on tente de nous le prouver) ayant donné naissance aux seconds.
On en retiendra surtout les instantanés (photographies ou documents filmés) de l’artiste en plein travail, la représentation de sa phénoménale puissance d’invention mais aussi sa gentillesse et sa malice.
 
Les dessins du Maître et « Le Livre des Rêves » sont présentés aussi, véritables trésors de la magie fellinienne, puisqu’ils servent de passage entre l’image surgie de l’inconscient et celle fabriquée ensuite pour l’écran.
 
De cette « Grande Parade » des « fétiches » felliniens, j’ai retenu pour mon blog quelques images liées à ce que j’ai pu déjà vous présenter sur Federico F. par trois fois: le symbole du fouet.
Tenu par Fellini lui-même sur le tournage de « 8 et demi », manié par Donald Sutherland » dans « Le Casanova de Fellini » et enfin à travers ce superbe dessin des « Femmes-Maîtresses » où deux petits hommes misérables se lancent en dompteurs vaincus d’avance à l’assaut de plantureuses Gorgones somptueusement triomphantes…
 
Reprochant quelque part au fond de moi à cette exposition de nous emballer un peu trop vite Fellini entre le quotidien, le grotesque et le merveilleux en pensant l’avoir englobé tout en ces trois facettes, je me garderai bien de tenter une quelconque interprétation de cette récurrence du fouet dans son univers.
 
Que Fellini ait eu quelque tendance BDSM, certainement pas.
Qu’il ait été au courant de l’existence de celles-ci et qu’il en ait compris l’essence, oui assurément.