Vidéo YouTube © Wonderful Pistachios™  - Contest « Get Crackin ‘ » - 2009.

 
 
Pas encore objet de désir mais plus déjà objet du dérisoire (ni du socialement obscène comme hier soir), juste une passerelle entre mes deux berges qui me fait sourire avec sympathie…
 
Au départ, il y a - évidemment - une manœuvre publicitaire.
Depuis le 15 septembre, une marque américaine de pistaches, Wonderful Pistachios™, invite les gens à se filmer tandis qu’ils ouvrent de la façon la plus audacieuse ou la plus fantaisiste l’un de ces petits fruits secs.
C’est un concours : ils doivent ensuite déposer leurs vidéos sur YouTube et les meilleurs seront (grassement) primés.
 
Pour lancer la campagne via la télé, on fait tout de même appel en studio à quelques célébrités (dont un acteur de la série « Les Soprano », une médaillée olympique de natation et l’un des membres des « Jackass ») ou invités inattendus (des nouveaux mariés, des quintuplés etc.) pour accomplir le geste de façon ludique aux yeux de tous et démarrer le « contest » qui se nomme « Get Crackin’ ».
 
Et, tout juste derrière le « Soprano » qui la joue mafieuse, c’est une Dominatrice BDSM réputée, Isabella Sinclaire, qui obtient le plus de succès en nombre de « hits ».
Ce n’est que justice : elle est sexy, avec ses ongles vernis et son corset en harmonie, couleur… « pistache », et son geste d’une extrême précision est très beau à voir.
 
Elle entre dans la pièce où la pistache est déposée sur un guéridon noir.
D’un seul coup de fouet, un bullwhip long de dix pieds, elle « craque » instantanément la pistache et ce, sans effets spéciaux d’aucune sorte.
La vidéo est garantie sans trucage.
 
Rien de surprenant en fait : avec un fouet du même type, j’ai vu délacer un corset et éteindre une bougie de mes propres yeux.
Cette habileté s’obtient avec des heures et des heures d’exercices en solitaire avant que de s’attaquer à une utilisation avec un partenaire.
Il faut bien insister là-dessus : l’art du fouet ne s’improvise pas.
 
Wonderful Pistachios™ m’offre donc une bonne occasion de faire remarquer aux pratiquants BDSM que l’usage amateur et érotique du fouet (j’écris bien le fouet, le vrai, pas le martinet) n’est pas anodin et qu’il demande, oui, un entraînement régulier de ce type, presque comme au cirque.
 
C’est à cette seule condition qu’il ne créera aucun dommage collatéral.
Bref, si vous ne voulez pas risquer de vous retrouver balafré/e comme Scarface ou avec un bout d’oreille en moins, vérifiez comment votre fouetteur/se a acquis ses compétences avant de lui confier votre peau car nous ne pouvez « lâcher prise » qu'en sécurité et en toute confiance.
 
Ce n’est pas une affaire de masochisme ou de BDSM que de se « prêter » à ce type d’ébats avec n’importe qui.
C’est une imprudence d’inconscient/e. Et c'est grave.
Il faut le répéter encore et toujours : vous pourriez être véritablement blessé/e ou encourir des douleurs bien plus fortes que ce que vous imaginez et qui n'auraient rien de voluptueux.
 
Alors, souvenez-vous que vous n’êtes pas une pistache !
Et que personne n’a le droit de vous « craquer »…