L COMME LANGAGE...

Le langage BDSM est un sabir, bien plus redoutable que le HTML…

Je ne parle même pas ce soir des mots qui servent à désigner les pratiques et qui sont à eux seuls une liste de vocabulaire plus difficile à retenir que celle des verbes irréguliers anglais.

Je songe tout simplement pour cette fois-ci à la façon dont on nomme les adeptes.

 

Du bon usage des majuscules et des minuscules.

 

La relation D/s a l’habitude de s’écrire ainsi : un tout petit s pour « soumission », un D majeur pour « Domination ».

Passons à la nomenclature pour distinguer le rang des joueurs : la sub, la soum, la bottom pour se référer au Dom (à la Domme) ou au Master et au Top.

Sans compter la novice, l’apprentie, la soumise et l’esclave pour faire pendant au Dominant, à la Domina, au Dominateur, à la Dominatrice, au Maître, à la Maîtresse et enfin au Seigneur….

 

Il existe même un test à faire sur un site où le « D » note les exploits de sa « s » en points…

Selon le décompte obtenu, celle-ci aura l’insigne honneur dans le cas du plus petit score de l’appeler « Monsieur » puis en augmentant dans l’échelle des performances « Maître », puis « Mon Maître » et enfin, suprême récompense de la masochiste totale (mais de chez Total !), « Mon Seigneur et Maître ».

Je n’ai jamais rempli ce questionnaire et M. a autre chose à faire mais au vu de la valeur de mes « prouesses » persos, nul doute qu’à mille lieues de l’appeler « Monsieur », je serais tout juste bonne à marcher avec un sac à patates sur la tête sur le trottoir d’en face !

Remarquez, j’ai connu des « Doms » qui intimaient à leur « sub » de marcher à quatre mètres derrière eux… Le langage physique existe donc aussi mais j’y reviendrai une autre fois….

 

Certain(e)s se complaisent dans ces « classifications » et « distinctions » au point de les arborer telles des décorations civiles ou militaires obtenues sur les plus obscurs champs d’honneur de la République SM. Ils en font même parfois leur nom de « référence », c’est à dire leur pseudo…

Moi qui ai bien connu les chats, que de « Mariesoum » j’y ai rencontrées, accompagnées de « Carolsub », de « Maître Jacques » (euh ! Celui-ci, ce n’était peut-être pas sur un chat mais chez Molière !), de « Dominateur Excessif », de « Sensitive Domina » sans compter leurs corollaires mode in USA : « MasterBean » et « slaveRoxy » !

Puisque j’eus tant et tant de pseudos ("comme Ils disent...", merci à Charles Aznavour!…), je n’ai qu’un regret au fond. N’avoir jamais songé à me créer celui-ci, si doux à mes oreilles : « Yellow-sub-Marine »….

 

Et les échanges « spontanés » entre Le Maître et la soumise, la sub et le Dom ! Tout un poème.

Bah ! De cela aussi je ferai un jour un autre post…

Je pense au « Saigneur des anaux », vous savez : « Mon Précieux » prononcé avec les yeux fous de celui (celle) qui est prêt(e) à plonger dans le gouffre…

Pfft !: allez, je vous l’avoue, lorsque j’en rencontre qui se prêtent à ce langage, ça me fait rire sous cape ou carrément….

Surtout que certains sont autant à voir qu’à entendre…en public !!

 

Mais mon petit doigt me dit qu’ils mériteraient d’être visités, en privé, par une minuscule mouche….