"Virgo Valina" huile sur bois Saturno Butto 2009.

"Figura Legata" huile sur bois Saturno Butto 2009.

Saturno Butto "Queen of P" huile sur bois 2009.

Saturno Butto "Edel-Blood" huile sur bois 2009.

Saturno Butto 'The Confession" huile sur bois 2009.

Tous les tableaux © Saturno Buttò (passer la souris sur les œuvres pour connaître leur nom).

 
 
Une brève escapade dans la ville aux sept collines pour fêter la réouverture de la nouvelle saison de l’antre de mes rêves, la fameuse Galerie Mondo Bizzarro qui s’offre à cette occasion une exposition des toutes dernières œuvres du Vénète Saturno Buttò, à peine un peu plus d’un an après l’avoir accueilli pour la dernière fois en juin 2008 (voir ).
 
Le nom trouvé pour la « mostra » de cette fois-ci est « Hieratic-Surgical Paintings ».
Débutée le 5 septembre, elle s’achèvera le 15 octobre 2009.
 
Comme toujours chez Buttò, on entre dans un univers poétique, onirique, surréaliste et éclairé parfois d’un mysticisme tout personnel.
Son interprétation de l’ « Humanité » a quelque chose de sacré qu’il mâtine aussitôt de profane, choisissant de peindre ses huiles sur bois (qui puisent leur inspiration dans l’art byzantin) dans des tons de rouge et n’hésitant pas à emprunter aux thèmes gothiques et BDSM (j’ai évidemment fait mon choix d’œuvres présentées ici parmi ces dernières).
 
La « chirurgie » de Saturno Buttò s’avère au final celle des méandres de l’âme. et elle est bien « hiératique » lorsque l'on dévisage ses portraits.
Son imagerie de la douleur, de la vanité de l’existence humaine, finit toujours par la défaite de la souffrance et de la mort, en une sorte de « religion obscure » - comme il le dit - érigée sur des rites qui ne nous sont pas étrangers.
 
L’érotisme et la transgression, tamisés par le filtre d’une peinture classique remontant aux Maîtres européens d’antan, sont chez lui incontournables et semblent constamment remporter le combat contre un Thanatos qui en est le jumeau perfide et sans cesse battu par la magnificence des couleurs qui parlent chez Buttò comme un hymne à la vie…
 
 
 
 
 
 
 
PS : Toujours chez « Mondo Bizzarro », à signaler - jusqu’au 25 septembre 2009 - une seconde exposition dans la petite salle « Project Room », celle des œuvres digitales du très jeune artiste Max Papeschi, « Disneyland Under Attack ! », qui déconstruit les rouages des pouvoirs totalitaires avec beaucoup d’ironie en utilisant leurs symboles transposés dans des caricatures ironiques basées sur les personnages des « cartoons » et autres mythologies enfantines…