BDSM Bocage Campagne publictaire pour l'hiver 2009 AURORAWEBLOG.

BDSM Bondage Bocage Visuel hiver 2009 Agence H et Vania Zouravliov AURORAWEBLOG.

Scans Campagne Publicitaire Chaussures « Bocage » hiver 2009 © Bocage, Agence H et Vania Zouravliov pour les dessins.

 
 
Je n’aime pas lorsque la mode se saisit du BDSM ou du bondage pour assurer un coup de « sensationnel » à ses publicités ou publireportages.
 
Aussi ai-je allégrement « zappé » la semaine passée sur certaines pages du numéro 2 du tout nouveau (en France) magazine féminin « Grazia », non seulement parce qu’il est édité par Mondadori, filiale de Fininvest, l’une des sociétés de Berlusconi, mais aussi parce que son article nommé « Attache-moi », Maîtresse Glam ou soubrette ultra-chic, on joue avec les codes SM pour une allure ultra-fatale. » rabâchait les éternels clichés : robe Dolce et Gabbana mais bas en latex de chez Phyléa, cape Jean-Paul Gaultier mais fouet tressé de chez Phyléa etc., toutes choses que j’avais le sentiment d’avoir déjà montrées cent fois et qui ne font en rien avancer le schmilblick mais qui nous enfoncent toujours plus en terre de vulgarisation…vulgaire.
Et zou ! Les scans ont fini à la corbeille et non sur le blog. 
 
En revanche, j’ai été extrêmement séduite par les visuels de la campagne des chaussures Bocage pour l’hiver 2009.
Là-dessous, il y a du très personnel: j’ai toujours été persuadée que mes tendances BDSM étaient nées inconsciemment à voir de belles indiennes pourchassées, attachées par les cow-boys dans les westerns de mon enfance.
 
Cette saison, Bocage reprend ce thème avec beaucoup d’humour et à contresens: sur le premier croquis, c’est l’indienne jalouse de ses beaux souliers qui capture l’oie blanche trop apprêtée qui a eu le tort de s’égarer dans les déserts: elle la ramène donc vers le camp des tipis sur son cheval, pieds nus, troussée et cul à l’air, toute prête - semble-t-il - pour une prodigieuse fessée mais non sans lui avoir ôté et revêtu à son tour les bottes tant convoitées.
 
Sur la seconde image, l’innocente jouvencelle pimparée attachée (liée, bondagée, bondée) à un totem n’a plus que ses bas, sa robe et son bibi : ses chaussures si « classe » font le bonheur de la ravissante indienne qui la veille.
 
On doit ces dessins troublants, sensuels, surannés et drôles - qui ne sont pas sans rappeler John Willie, notamment pour le second - à l’agence H mais surtout au talent de l’illustrateur russe Vania Zouravliov.
 
Ils sont évocateurs et ne manquent pas de s’offrir en source de fantasmes.
Pour retrouver mes goûts de petite fille presque émoustillée, en tout cas bien émue, j’aurais préféré, bien sûr, quelque Geronimo à la jeune femme indienne victorieuse qui officie mais il ne faut pas tomber dans le ridicule.
Cette campagne de presse est tout de même là pour vendre et jamais, au grand jamais, elle n’aurait pu mettre en scène un Sitting Bull revenant glorieux de la chasse aux…escarpins !