L COMME LAMES...

 

Jouer avec les lames est une chose qui n’est pas insolite dans notre pays d’Etrangie…

Chacun y mettra ce qu’il veut. Certains y mettent même plus que je ne le pense concevable. Une fois de plus, c’est leur affaire et non la mienne. Je ne suis ici pour juger personne.

 

Je joue parfois de manière très soft avec ces lames. Je veux dire par là que leur intervention dans nos plaisirs n’est pas très fréquente d’une part et de plus, que lorsqu’elles sont présentes, elles ne sont là que pour développer un de ces ressentis qui sont le sel de l’acte en soi : la frayeur…

 

Il est parfois délicieux d’avoir peur quand on sait que l’on se fait peur soi-même, c’est à dire qu’on a choisi de se mettre ainsi à l’épreuve. C’est toute une somme d’ambiguïtés qui se mettent alors en place, je pense que l’image choisie ce soir illustre assez bien ce qui peut être ressenti en ces moments-là… Et si c’était un film que j’avais du choisir pour faire ressortir ce que moi, j’éprouve et comment je « symbolise » ces lames, et bien c’est du côté de Patrice Leconte et de « La fille sur le pont » (Auteuil et Paradis) que je serais allée chercher pour le thème et le propos…

 

L’approche d’une lame quelle qu’elle soit de ma peau est toujours un moment d’intense bouillonnement cérébral : je vous en avais parlé au sujet des enveloppements sous film plastique qu’il faut bien à la fin défaire avec une lame tant ils adhèrent à la peau…

 

Une lame, c’est toujours la sensation première du froid, le froid du métal sur la peau nue…

Puis le sentiment de la longueur de l’objet que l’on a l’impression de ressentir immense (le mental fait imaginer un coupe-papier comme un sabre quand il est posé sur votre peau) de sa tranche coupante ou de sa pointe piquante.

Et la frayeur, c’est à l’intérieur de soi le basculement permanent entre le « Je suis sûre que… » et le « Je ne sais pas si… » même si toute la raison et toutes les certitudes inclinent vers le premier, il y a un terrible délice à laisser son cœur battre un peu plus vite à cause du second…

 

Et c’est la partie la plus personnelle qui puisse se jouer entre deux partenaires BDSM, puisque justement c’est là que se met en jeu toute la confiance qui est à la base même de la tacite entente…

 

Deux choses enfin : quant à moi, je ne joue jamais « qu’à faire semblant » et je ne suis jamais allée ( ni ai l’intention d’aller jamais) au-delà de la peau légèrement rosie… Pour être plus claire et pour employer une expression « bien de chez nous », nous nous arrêtons bien avant « le premier sang ».

 

La seconde chose c’est, comme toujours, qu’en dehors du cadre d’une histoire d’amour j’ai du mal à imaginer. Même si, une fois de plus, je ne parle ici que pour moi.

Parce que la confiance, je conseille et je conseillerai toujours de ne pas la mettre entre toutes les mains (là, c’est vraiment le coup de le dire..) et qu’il faut beaucoup de maîtrise de soi et d’expérience de l’autre pour manier tout d’abord et pour  « érotiser » ensuite ce genre d’objets…

 

Donc, comme toujours, merci à Toi…

 

;-)

 

 

PS TRES IMPORTANT: Si nous voulons tous continuer à nous exprimer en toute liberté il faut éviter que le Sénat ne ratifie la LEN ( Loi sur l'économie numérique)...

Explications et pétitions( toutes différentes) à signer chez:

 

http://www.u-blog.net/dansleparc/note/57585

 

http://www.u-blog.net/ancilla/note/57425

 

http://www.u-blog.net/JAURES/note/57650