POUR C., CE JARDIN OU JE N'ALLAIS PLUS....

 

Il n’y aura bientôt plus que du silence

Au jardin d’Ombredense

Finis les débats et les transes

Les outrances…

 

Les verrous rouilleront

Sous la pluie

Et les mois passeront

Petit à petit…

 

Là-bas…

 

Il n’y aura bientôt plus que des hélas

Au jardin d’Ombrelasse

Où tout passe, tout lasse, tout casse

Et tout s’efface…

 

Craie blanche balayée

Sur deux tableaux noirs

Les mots sauvegardés

Du moins, j’en ai l’espoir…

 

Voilà…

 

 

Il n’y aura bientôt plus qu’un peu de peine

Au jardin d’Ombrevaine

Viendront d’autres semaines

Aux calendes qui s’égrènent

 

Sablier retourné

Le temps cassé

Le temps passé

Va s’égarer

 

Déjà…

 

Il n’y aura bientôt plus que de la nostalgie

Au jardin d’Ombrevie

Ailleurs sera le repli

De ceux qui promenaient ici

 

Les meubles déménagent

Temps de passage

Tant de passage,

Voyage…

 

Là-bas…

 

Il n’y aura bientôt plus que des terres désertes

Au jardin d’Ombreverte

Ceux  qui se souviendront en pure perte

Chercheront une porte ouverte

 

Un déclic

Et des clics

Pour finir l’historique

Pas même une réplique

 

Voilà….