Sean Penn et Robin Wright réconciliés grâce à Dustin Hoffman et ses "trucs" BDSM?

Photo Sean Penn et Robin Wright © Stéphane Kossmann.

 
 
Supputant que ses commentatrices ont le nombril posé sur le sable et ses commentateurs les doigts de pieds en éventail pour ce dernier grand week-end de l’année (et en tentant d’oublier les terribles 40 jours qui nous séparent ensuite encore des « vraies » vacances), la blogueuse, qui poste d’ailleurs et en différé, a décidé d’être légère elle aussi et, une fois n’est pas coutume, de faire dans la rubrique « people ».
 
BDSM oui, mais tout droit venu d’Hollywood.
Le magazine « Elle » nous annonce que le couple Sean Penn - Robin Wright a finalement pris la décision de ne pas divorcer.
Nous nous en réjouissons, d’une part parce que nous les aimons bien, d’autre part parce que nous sommes pour les couples qui durent et ne déplorons que trop souvent les séparations que nous apprenons et qui touchent nos proches.
 
La vie à deux, le rapport amoureux n’est pas un long fleuve tranquille et chacun, un jour ou l’autre, y connaît ses traversées du désert.
L’essentiel étant de ne jamais se perdre de vue l’un l’autre, ne jamais perdre de vue ce qu’on est l’un pour l’autre.
Je me rends compte que je ne vais pas pouvoir être aussi légère que je le souhaitais.
Mes affirmations entraînent une digression.
 
Beigbeder et les psychologues dont l’étude lui a inspiré le titre du roman « L’amour dure trois ans » se plantent.
Ce n’est pas l’amour qui dure trois ans mais la passion.
Et, pour le vieux dicton « L’amour rend aveugle », il en va de même. C’est la passion qui rend aveugle.
Pour l’avoir vérifié moi-même : trois ans montre en main et aveugle.
Le temps de tous les excès.
 
L’amour vient après et lui peut, comme dans la tradition, durer toujours.
Il suffit de le vouloir vraiment. D’accepter tout d’abord de faire le deuil de la passion, si forte mais aussi si narcissique et si superficielle. La passion où l’on aime... être aimé.
 
Dans l’amour, c’est l’autre qui se rappelle à nous et qu’il faut aimer, non plus comme un miroir tendu mais pour ce qu’il est avec ses défauts révélés, ses manies, ses travers et tout ce qu’il y a de bon, de beau en lui.
Savoir bien apprécier le poids des deux aspects dans la balance, sensiblement équivalent.
Ne pas se taper la tête contre les murs ou décider de filer (à l’anglaise ou dans le tintamarre) les jours où, soudain, le plateau noir paraît peser plus lourd que le plateau blanc.
Ne pas faire porter à l’autre la coulpe de toutes nos frustrations, rancoeurs personnelles (la vie est difficile au féminin comme au masculin dans ce monde de merde) et en faire le bouc émissaire de nos propres imperfections.
Cultiver l’érotisme comme on « cultive son jardin ». Sans lui un couple n’a plus son « eau des collines »...
 
Et surtout éviter le pire ennemi : que l’amour se transforme en tendresse.
Car là, c’est « frère et soeur » ou bien « copain-copine » et la porte ouverte à l’indifférence et même quelquefois à la haine qui conduisent à la séparation.
 
Et le BDSM ? Et les Penn-Wright dans tout ça ? - direz-vous.
J’y viens.
En fait, ce qu’ « Elle » nous apprend surtout, c’est que l’excellent Dustin Hoffman a volé au secours des néo-réconciliés en leur offrant un mystérieux colis rempli de...menottes et chaînes et en commentant sa propre expérience :
 
« "De l'amour, de l'asservissement, du fouet et des chaînes sont le secret de mon mariage" a déclaré Dustin Hoffman. Etrange mais pourquoi pas! Après tout, Dustin Hoffman ne vit-il pas marié avec la même femme depuis plus de vingt-neuf ans ? » (lien ici).
 
Et un coming out de plus, un !
 
Dustin Hoffman n’a pas précisé qui, chez lui, manie le fouet et qui porte les chaînes, pas plus qu’à qui sont destinées les menottes proposées aux Penn-Wright.
 
Mais qu’importe…
L’essentiel n’est-il pas qu’elles lient ceux qui doivent l’être ?