BDSM et Beauté Le projet Boundless d'Hikari Kesho en 2005.

BDSM et Kinbaku "Boundless" le livre Hikari Kesho 2005.

BDSM Bondage Hikari Kesho Nawashi photographe de "Boundless" 2005.

BDSM Bondage Hikari Kesho album "Boundless" 2005 un haïku de Basho.

BDSM Nawashi Hikari Kesho aka Alberto Lisi photographe italien Boundless 2005.

BDSM Kinbaku Hikari Kesho BBW in Boundless Project 2005.

Toutes les photos « Boundless » © Hikari Kesho 2005.

 
 
Y a-t-il des canons de beauté féminins qui seraient différents dans le BDSM ?
Oui et non.
Cela dépend du « rôle » qu’on y incarne.
Un sondage lu récemment sur un forum BDSM indique que pour 91% des soumis l’âge et le physique de la Dominatrice n’ont aucune importance tandis que la soumise, elle, est désirée jeune (moins de 35 ans) et mince par 87% des Dominateurs.
Ces pourcentages rejoignent l’image de la soumise « idéale » telle que la reflète l’objectif des photographes qui « donnent à voir » le BDSM.
 
J’avais dit que je reviendrais un jour ici sur le projet que mena le shibariste Hikari Kesho (alias le photographe italien Alberto Lisi), « Boundless ».
Ce sera ce soir chose faite.
 
Partant du principe que le shibari est la pratique la plus esthétisante de l’érotisme BDSM, il choisit de composer en 2005 un livre entier avec des images de « BBW » (« Big Beaufiful Women »), c'est-à-dire de prendre pour modèles des femmes très rondes et de les mettre en scène dans toutes les positions traditionnelles du kinbaku.
Il s’agissait pour lui, habitué à des mannequins « standard », de retourner à la beauté des origines de l’art, celle qui est sculptée dans la pierre des statuettes des « Vénus » de la Préhistoire comme il s’en expliqua dans l’exposition qui suivit en 2006-2007.
 
L’album « Boundless » rend hommage à cette féminité au travers des mots aussi puisqu’il est accompagné des textes des plus célèbres haïkus, ceux de Basho notamment.
 
Ces femmes plus que charnelles (comme l’on dit « plus que parfait » dans la nomenclature des temps) sont rayonnantes, sensuelles et les cordes les magnifient tout autant -de par leur contrainte- qu’elles le font, d’ordinaire, sur des physiques longilignes.
Hikari Kesho fait ainsi la démonstration que, pour le vrai nawashi, ce n’est pas le corps à la base qui compte mais le corps au final et que n’importe lequel d’entre eux peut être sublimé dans les liens.
 
Je voudrais que ces images apaisent toutes celles (dont je fais partie avec mes lamentations continuelles sur mes cinq kilos de trop) qui se voient toujours en surpoids (la plupart des blogs de soumises témoigne du fait que celles-ci font sempiternellement une diète amaigrissante).
 
Resterait maintenant à refaire un projet de ce type avec des femmes -minces ou non- mais ayant dépassé un certain âge.
Qui sait, le « choc » des photographies de « Boundless » en donnera peut-être bien l’idée à quelqu’un…