BDSM Dita Von Teese en Domina à la cravache pour la chanson allemande d'Alex Swings Eurovision 2009 Moscou.

Dita Von Teese le corset aux seins dénudés censuré à l'Eurovision 2009 Moscou.

Dita Von Teese à la cravache BDSM et au corset censuré (Eurovision 2009) - Photos © AP.

 
 
Puisqu’il faut du « signe » (et non du « sens ») BDSM partout, il ne pouvait en manquer à l’Eurovision.
 
L’Eurovision…
Enfant (mais vraiment enfant, c'est-à-dire en dessous de dix ans, je regardais ça à la télévision, encore en noir et blanc à l’époque) et cela représentait un événement.
Aujourd’hui, je me demande si l’Eurovision ne subsiste pas grâce à un décret européen dont j’aurais loupé le passage officiel et qui en aurait fait une « espèce protégée » pour cause de ringardise incomparable.
 
Parce que, franchement (je présente mes excuses aux quelques millions de téléspectateurs fans de ce concours et qui, bien sûr, me lisent tous) qu’est-ce que c’est con, l’Eurovision !
Je ne trouve pas d’autre mot pour le dire. Comme je suis une blogueuse courtoise, j’ai essayé des euphémismes polis mais ça ne marchait pas, ça ne traduisait jamais exactement ma pensée.
 
Il doit sûrement y avoir plus con.
Mais depuis que je blogue, j’ai dû rogner quelque chose sur mon temps de loisirs et c’est la téloche que j’ai sacrifiée.
Je ne regarde presque plus la lucarne magique.
Une fois par semaine au maximum, je m’assoie à côté de mon fils pour y partager quelque chose avec lui, film ou documentaire, c’est notre petit rite.
Neuf fois sur dix, c’est lui qui choisit, la dixième, c’est moi.
Il ne suit pas les Star Ac’ et assimilés, je suis donc à l’origine des seules émissions musicales que nous voyons de temps à autre et comme je ne connais que « Taratata »…
 
Cette année, on nous a tellement bassinés avec la charge héroïque française et le succès assuré de Patricia Kaas que j’ai jeté un œil sur l’Eurovision.
J’avais aussi une autre raison, BDSM celle-ci, mais je vous en parlerai plus bas…
 
Pauvre Patricia avec sa si belle voix…Que diable allait-elle faire dans cette galère ?
Maudits soient les crétins qui l’ont con-vaincue !
C’est tout à fait la France de Sarkozy, ça.
Il nous fallait l’Eurovision comme une victoire sur le front « culturel » international.
Peut-être histoire de justifier Hadopi, qui sait ?
 
Alors, on a pris une de nos « vedettes », populaire -a-t-on dit- en Russie et on l’a envoyée au casse-pipe avec sa chanson « à voix » sans se soucier du fait que l’Eurovision, ça se remporte depuis des lustres avec une musique « zim pam poum » un peu folklo et, soit le plus de « spectacle » possible autour, soit un chanteur au regard ébloui semblant tout droit sorti d’une conque de bénitier…
Tout sauf le style mélo-pathos de Patricia Kaas, quoi !
 
Faut dire qu’on avait déjà tout essayé pour la décrocher cette Eurovision : la nullité absolue mais « mode » de Sébastien Tellier l’an passé et le groove insolite des « Fatals Picards » en 2007 (excellents « Fatals Picards », doués comme personne pour tout mais pas pour l’Eurovision, allez les écouter ici sur YouTube vous décrire « La nouvelle école » et remerciez ensuite Idalie Felix pour le lien !).
 
Ne perdons cependant pas espoir : l’an prochain, Johnny jouira enfin d’une retraite bien méritée et il pourra, pour son pote Nico, faire un baroud d’honneur en Norvège.
En mandant une légende vivante qui sait se donner en spectacle, peut-être rapporterons-nous enfin le précieux trophée…
 
L’Allemagne voulait, elle aussi cette année, avoir quelque chance.
C’est elle qui s’est engouffrée dans la brèche « fashion » BDSM.
Elle avait la chanson « zim pam poum » (rien que le titre en disait long, « Miss Kiss Kiss Bang ») et pour faire du « spectacle » autour du chanteur Alex Swings (quel nom !), on n’a pas lésiné sur les moyens.
On a donc fait appel à Dita Von Teese (Que diable allait-elle faire dans cette galère ?), l’ex-épouse de Marilyn Manson.
La ravissante strip-teaseuse burlesque brune qui semble parfois une copie conforme de Bettie Page est une icône BDSM depuis fort longtemps déjà.
Donc, rien d’étonnant à la retrouver (photo 1) perchée sur le capot d’une voiture à manier la cravache tandis que…l’allemand chanteur chantait mal et sans avoir reçu un seul coup qui expliquât la fausse note.
 
Fort jolie vision de Dita en Domina pour nos yeux mais image complètement transparente pour ceux des « One point » de l’Eurovision : le pays de Goethe a fini vingtième.
Dita s’en remettra plus facilement que Patricia Kaas sans doute.
Elle ne nourrissait pas grand espoir depuis son arrivée à Moscou.
 
Il faut dire que ça n’avait pas accroché dès les répétitions.
Ce n’est pas la cravache qui avait fait scandale pour les commissaires chargés de juger du bon déroulement des prestations à venir mais les seins un peu trop dévoilés par la belle malgré des mamelons cachés sous des cristaux Swarovski (photo 2).
Du coup, avant la soirée de gala, Dita a été priée de revoir son corset et de le rendre plus sage, d’où le nœud-nœud qu’elle arbore lors du passage officiel sur scène, remake façon censure à la russe du « Cachez ce sein que je ne saurais voir ».
 
Quand je vous le disais que l’Eurovision, c’est con !