BDSM Bondage Hikari Kesho shibari en noir et blanc AURORAWEBLOG.

BDSM Bondage Shibari en couleur par Hikari Kesho alias Alberto Lisi AURORAWEBLOG.

BDSM Bondage Hikari Kesho Shibari pour Hannah AURORAWEBLOG.

BDSM Bondage Hikari Kesho Nawashi shibari en couleur AURORAWEBLOG.

Toutes les photos © Hikari Kesho.

 
 
 
La note qui conclut cette « série » concerne un photographe illustre et artiste shibariste à la fois.
BDSM et Art à deux niveaux donc puisque magicien des cordes de chanvre et admirable étoile de la pellicule.
 
Alberto Lisi, né en 1958 à Padoue, est maintenant célèbre sous son alias d’ « Hikari Kesho ».
Il est l’un des rares au monde à savoir allier la pratique du « Nawashi » qu’il est désormais à celle de l’extraordinaire créatif qu’il a toujours été et demeure.
 
Si j’en fais l’éloge, c’est non parce qu’il est italien (je ne suis pas « chauvine » à ce point) mais parce que son « trajet » m’a toujours passionnée.
Je souhaiterais aussi contribuer à le faire connaître en France car, pour l’avoir vu « officier » et été « bluflée » par sa maestria de « Nawashi » face à sa modèle, marbre tout à sculpter au chanvre, je suis très étonnée qu’il soit si peu renommé chez nous où les sites ou blogs consacrés au bondage (et même la page de Wikipédia mais là, c’est une autre histoire : lorsqu’on voit la « clique » qui a mis la main depuis quelques mois sur tous les articles de Wikipédia concernant le BDSM, on a tout compris…*) semblent tout ignorer de lui.
 
Celui qui rencontra à dix ans l’amour de la photo auprès de son grand-père a tout d’abord été longtemps l’homme des campagnes publicitaires, notamment celles du styliste Gianfranco Ferré, et de la photographie de mode sur les revues les plus fameuses.
 
Il gagne alors ainsi sa vie tout en continuant à explorer pour son propre parcours diverses techniques de la photographie : en noir et blanc, avec des expérimentations personnelles toutes de son cru qui s’avèreront plus tard comme proches de ce qui peut être obtenu aujourd’hui avec l’assistance de l’infographisme et il en vient enfin, les années passant, à aborder aussi la photographie digitale.
 
Ce pionnier développe une œuvre à part, s’intéressant toujours au corps féminin, mettant son immense talent au service de travaux ethnographiques, n’abandonnant jamais la recherche tant du point de vue esthétique que technologique.
Il publie de nombreux albums tous plus beaux et énigmatiques les uns que les autres, jouant sur la mythologie, les légendes païennes, les sagas de prophétesses...
 
Puis un jour, il découvre le shibari, le nom que porte le « Bondage » (le B de BDSM) au Japon (où il s’appelle aussi quelquefois « kinbaku », la nuance est minime).
Il en deviendra « maître » selon les règles de l’art, le photographiera de même dans des suites en noir et blanc belles à couper le souffle (l’image tout en haut date de cette époque et je reviendrai ici un jour sur sa prouesse la plus originale, le livre « Boundless ») et en sera de même « performer ».
 
Pour l’heure, son « actualité » -après l’expérience de toute une série en couleur datant de 2008 dédiée à la « Sweet Gwendoline » en hommage à John Willie- l’amène de façon pleinement logique à revisiter son thème le plus cher en  « shibarisant » dorénavant sous l’égide de l’arc-en-ciel pour notre joie la plus grande…
 
Pour mieux le percevoir et l’aimer vous aussi à travers toutes ses archives, un simple clic ici vous amènera sur son site.
 
 
 
 
 
 
 
* Bah ! Il fallait bien que quelqu’un se décide à parler un jour de cette récente mainmise sur le BDSM  et les articles liés « de » Wikipédia.fr
Il suffit de regarder dans les rubriques « Discussion » de ces entrées la rédactrice qui apparaît le plus souvent pour comprendre la « teinte » psychanalytique (encore que ce mot soit très contestable en l’espèce vu le niveau de qualification de la personne en question) que ces pages revêtent désormais.
Et puisque cela devait être dit, autant que ce soit par moi, l’emmerdeuse de service…