Calder Wire Sculpture "Trapéziste" 1928.

Alexander Calder Le Cirque Vue d'ensemble.

Calder Détail du Cirque: La Prima Donna, l'écuyère et son cheval.

Fernand Léger face à son portrait en fil de fer réalisé par Calder photographie Walter Limot.

Calder "Cône d'ébène" Premiers "Mobiles" 1933.

Photos 1, 2, 3 et 5 © Calder Foundation.

Photo 4 © Walter Limot.
 
 
 
 
 
Dédiées à Joël qui a vu comme des images de cirque dans les  shibaris d’Hikari Kesho de ma note précédente et à qui je n’ai pu m’empêcher de penser durant notre visite à Beaubourg, ces quelques lignes sur « Le Cirque » de Calder et la première photographie (la sculpture en fil de fer « Trapéziste »)…
 
 
 
Si vous prononcez le nom de « Calder », c’est le mot « mobiles » qui vient à l’esprit de tout un chacun tant sont célèbres « Les mobiles de Calder »…
Pourtant avant les mobiles, petits et grands, que nous connaissons tous, Calder avait déjà réalisé une belle partie de son trajet d’artiste, celle figurative.
 
Quand passa-t-il le pont ?
Il semble que ce soit à Paris que la chose se fit pour cet homme qui, bien que fréquentant toutes les avant-gardes, haïssait trop les dogmes pour s’affilier à l’une d’entre elles et que cet aiguillage prit dans sa vie la forme de sa rencontre avec Mondrian.
 
C’est précisément aux « Années parisiennes, 1926-1933 » que le Centre Pompidou consacre depuis le 18 mars et ce, jusqu’au 20 juin 2009, une superbe rétrospective de deux étages que l’on visite avec une âme d’enfant et un plaisir qui décuple de salle en salle...
Ce fut en tout cas dans cet état d’esprit que nous nous y sommes promenés en ce dernier vendredi soir, main dans la main…
 
On y voit des tableaux, des sculptures, des dessins, des jouets, des photographies aussi -oeuvres de ceux qui immortalisèrent Calder devant ses créations (Brassai, Kertész, Walter Limot, Marc Vaux etc.)- et de petits films qui permettent de comprendre ce parcours qui va de la figuration à l’abstraction.
 
Mais le principal du matériel de l’exposition s’en tient à la période d’avant la « métamorphose » (celle-ci ne sera en fait accomplie que juste avant le départ de Calder de Paris en 1933), c'est-à-dire aux œuvres figuratives.
 
Parmi celles-ci, « Le Cirque » tient une très grande place, bien qu’en définitive sa piste ne fasse pas même un mètre de large (photo deux : « Vue d’ensemble »).
 
De ce « Cirque » animé, Calder donnait dans les années 30 des représentations chez lu,i en Monsieur Loyal de ces figures de fil de fer, de bois, de bouchons et de chiffons articulées auxquelles il faisait prendre vie sur de la musique...
 
Elles venaient de loin dans la vie du « marionnettiste » qui les transportait partout dans cinq énormes valises.
Depuis les années 20 où Calder -alors peintre- avait été illustrateur pour le « Barnum and Barley Circus » et qu’il s’était découvert une passion pour ce monde, il n’avait cessé d’en reproduire les acteurs et les attractions.
 
Pas de BDSM dans tout ça, pas du tout, à part peut-être dans la troisième photo, le détail de « la prima donna » [voulant mener au fouet] l’écuyère et son cheval » (vain rêve de domina sur le retour de mettre le monde -ainsi que la blogosphère et ses « journaux de bord »- BDSM à sa botte ? -Ceci était « la pique du jour » -l'expression n'est pas de moi-, une phrase non prévue sur l'original de ma note mais paraissant tant « attendue » de certaine qui en remplit ses vides blogués qu'il me faut bien, peuchère, lui faire l'aumône d'un peu de grain à moudre- ndlr.).
 
A côté de cela, Calder réalisait aussi depuis longtemps des dessins ou des sculptures en « fil de fer »  dans lesquels des personnages fameux comme Joséphine Baker et Fernand Léger allaient se reconnaître avec surprise (photo numéro quatre)…
 
Puis arriva donc Mondrian et l’entrée en 1931 de Calder dans le groupe « Abstraction-Création ».
Le temps des « mobiles » affranchis de la pesanteur (photo cinq) et celui de la renommée internationale d’Alexander Calder étaient venus…
 
  
 
 
Mobile en haut stabile en bas
Telle est la Tour Eiffel.
Calder est comme elle
Oiseleur du fer, horloger du vent, dresseur de fauves noirs
Ingénieur hilare
Architecte inquiétant
Sculpteur du temps
Tel est Calder.
 
Jacques Prévert - (1966).