BDSM sans sexe.

 Photo prise sur le Web.

 

 
 
On le sait : je suis une coupeuse de cheveux en quatre.
 
Je viens de lire il y a peu l’annonce (le flyer) d’une soirée BDSM publique.
Y était précisé « BDSM sans sexe ».
 
Soyons clairs : je comprends parfaitement (et partage) le but des personnes qui ont monté cette fête.
L’intention est de se prémunir de toute une cohorte en provenance d’un terrain échangiste ou pseudo-libertin que l’on pourrait qualifier d’ « affamé », sinon de « mort de faim », et qui serait venu là dans l’espoir de pouvoir femmes disponibles, couples « ouverts » etc.
 
Mais enfin, n’y avait-il pas une manière moins maladroite de formuler autrement la même idée, le même concept pour le temps de cette manifestation ou de toutes celles conçues par les mêmes organisateurs (voire de toutes les soirées publiques BDSM qui ne sont faites en aucun cas pour virer à la « partouze »…) ?
 
Moi, quand je lis « BDSM sans sexe », je n’y peux rien, je pense immédiatement à ceux qui prendront ça pour une vérité (un axiome global -non propre à un événement public particulier- qui associerait définitivement « BDSM » et « Sans sexe ») et ça me met toujours très mal à l’aise…
 
Le BDSM étant en ce qui concerne l'intime,  la « sphère privée », -on ne le répètera jamais assez- une sexualité avec génitalité comme toutes les autres.