BDSM Le feu au château d'obsidienne AURORAWEBLOG.

Image prise sur le Web.

 
 
 
Comme Pagnol, j’aime passionnément certains mots.
Ainsi en va-t-il de celui d’ « obsidienne »…
 
 
 
Docile.
 
Apprivoisée seulement sous la main qui, comme une ombre de la nuit, répète les mêmes mouvements que la dernière fois, quand il a usé d’elle pleinement, en maintenant humide ad libitum sa tanière enflammée…
 
L’instinct du corps élargit les ponts et comme d’immenses étendues de temps, il lie les jours emplis de lui à tous les autres en d’incompréhensibles trames.
 
Elle a appris à vivre avec le feu autour d’elle.
Il le lui a enseigné.
 
Elle pourrait se contenter d’une solitude de recluse.
Mais elle aime encore voir brûler les curieux qui s’approchent imprudemment d’elle et tentent de saccager courtoisement son château d’obsidienne.
Ils ne peuvent que parvenir devant le pont-levis.
 
Ensuite, la poix tombe sur eux de tout là-haut, ils partent en fumée et elle s’endort, tranquille,  pour cent ans de plus ou pour une heure seulement…