BDSM David Lachapelle Paris Hilton in bondage.

 

David Lachapelle Fetish Latex exposition à La Monnaie de Paris 2009.

 

David Lachapelle Burger King ou l'Amérique consumériste.

 

David Lachapelle "Spaghetti Drame" à l'exposition de La Monnaie de Paris 2009.

 

David Lachapelle "Déluge", l'oeuvre phare de l'exposition 2009 à La Monnaie de Paris.

Photos © David Lachapelle.

 
 
 
Je dois reconnaître avoir toujours eu beaucoup de mal avec la photographie de David Lachapelle.
Elle ne me « parle » pas.
Et ce n’est pas l’exposition géante, rétrospective de son œuvre, qui se tient à la Monnaie de Paris depuis le 6 février jusqu’au 31 mai 2009 qui me fera changer d’avis.
 
David Lachapelle est un artiste que j’ai connu au départ par les sites ou forums BDSM où certains membres le portaient au pinacle pour ses images comme celles du (micro) bondage de Paris Hilton ou du visage « enlatexé » que vous pouvez voir plus haut.
 
Oui, mais…
Même au second degré, je n’y vois que quelqu’un qui surfe sur la vague du « glamtrash » ou de ce qu’il est convenu de nommer le « porno-chic ».
Et en ce qui concerne le BDSM, je veux bien tout au plus parler de « Fetish ».
Mais ne repartons pas sur ce débat…
 
J’ai continué ensuite à « regarder » David Lachapelle, me disant que celui qui avait été reconnu comme un prodige à ses débuts par Andy Warhol ne pouvait pas être si mauvais, si banal que ça.
 
J’ai lu tout ce que je pouvais sur lui, visité son site, entendu parler de « surréalisme », de « citations des Maîtres Italiens », d’ « influence baroque »…
 
J’ai surtout découvert qu’après avoir joué la corde de la photo de mode, David Lachapelle s’était ensuite mis à dénoncer une autre mode, celle du consumérisme américain, à travers des clichés comme « Death by Hamburger » ou « Spaghetti Drame ».
C’est la seule période de son travail que j’aime.
 
Aujourd’hui, c’est l’ensemble de cette œuvre que l’on voit dans les quatre salles du 1er étage de la Monnaie de Paris.
Eclectique à coup sûr.
 
David Lachapelle y donne en plus « en première » deux séries très récentes : « Déluge » directement inspirée (dit-il) du plafond de…la Chapelle Sixtine et de Michel-Ange et « Presages of innocence » se référant, elle, au poème de William Blake.
 
Le photographe est dorénavant persuadé que Dieu est le seul sauveur possible pour l’humanité qui court à sa perte.
 
On devinera sans mal ce que j’ai pu penser de ses dernières œuvres et de ses propos emphatiques…
 
 
 
 
 
 
 
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